SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 27 November 2022, Sunday |

L’Arabie saoudite est fortement présente dans le dossier libanais… et Beyrouth doit décider de ses options

La crise politique et diplomatique entre le Liban et les pays du Golfe est toujours en interaction.

Des sources diplomatiques concernées par les relations entre les deux parties confirment à « Sawt Beirut International » que la question n’est pas une question de démission du ministre de l’Information Georges Kordahi, ni même de la démission du gouvernement libanais, mais plutôt tout un processus procédural.

En effet, toutes les médiations qui ont eu lieu avec Riyadh et les tentatives, notamment les anciennes françaises et américaines, ont montré que la situation au Liban n’a pas changé malgré toutes les promesses.

Il a constaté que le contrôle du Hezbollah sur l’État s’accroît de plus en plus, ce qui a jusqu’à présent empêché les responsables de prendre de réelles initiatives envers le Golfe.

Les sources ont confirmé, à « Sawt Beirut International », que la médiation américaine, que le Liban a demandée avec le Royaume et le Golfe, conduira, dans le meilleur des cas, à arrêter l’escalade du Golfe, à ce stade, sans qu’il y ait retour à la situation qui prévalait entre le Liban et le Golfe avant la déclaration de Kordahi.

Par conséquent, les pays du Golfe, malgré la médiation, ne reculeront pas devant les décisions récentes sur le Liban, sauf à une condition, qui est que de nouvelles données soient obtenues sur le terrain, ce qui est peu probable.

Parce que la question yéménite leur est très sensible, et qu’ils ont des considérations de sécurité qu’ils ne toléreront pas et ne le prendront pas de manière irresponsable si facilement.

Les États du Golfe considèrent que le « Hezbollah » joue un rôle au Yémen et que cela affecte sa sécurité, et qu’il joue lui-même son rôle bien connu au Liban, l’empêchant d’entretenir des relations normales avec ses frères arabes, alors que l’État a peur de prendre une position de soutien pour les Arabes.

Les sources estiment que les limites de cette escalade contre le Liban sont suffisantes à ce stade.

Et la médiation américaine vient l’arrêter à ce stade, et assure qu’il n’atteindra pas plus de limites que cela pour affecter l’imposition de sanctions, mais elle confirme que malgré le recul et le silence saoudien et du Golfe qui ont marqué la dernière étape des relations avec le Liban, et malgré les récentes mesures prises à son encontre.

Ce qui se passe maintenant prouve davantage la présence et l’influence du Golfe au Liban, ce qui met la pression dans le sens de la correction des relations.

Ce qui se passe maintenant montre que l’étendue des possibilités et des espoirs de réaménagement de la situation libanaise sont effectivement et directement liés au rôle saoudien.
Et sans ce rôle, aucune partie internationale ou arabe ne pourra suivre le Liban et l’aider à sortir de sa crise historique.

Cela signifie qu’il y a un retour de l’Arabie saoudite et du Golfe au Liban, mais cette fois, à travers la bataille de sa fermeté au sein d’une décision politique claire :

Soit avec le Golfe, soit contre lui.

Ici, il n’y a pas de marge de manœuvre ou de jeu avec les positions.

Aucune des médiations n’en bénéficiera, car le choix sera de savoir si le Liban est d’identité arabe ou non arabe.

L’autorisation du Hezbollah pour les forces libanaises proches des Arabes,et les positions qui utilisent la diplomatie pour cristalliser une flexibilité formelle envers les Arabes, en échange d’un travail pour étendre leur influence en interne, ne sont plus utiles.

Par conséquent, le retour saoudien est une question de pression énorme sur le Liban pour faire son choix.

Les sources confirment également que Washington et Paris n’ont pas les capacités de faire pression sur les États du Golfe pour les contraindre à une décision précise.

Ces pays peuvent leur dire:

Pourquoi aider le Liban alors qu’il y a un parti qui empêche la création de l’État,

Pourquoi ne laisserions-nous pas le Liban se détériorer? La responsabilité de ne pas s’effondrer n’incombe pas au Royaume et au Golfe, mais aussi à toutes les parties internationales, et en premier lieu aux responsables libanais.

Les sources indiquent que la cellule de crise devrait être entre le Liban et le Royaume, pour résoudre le problème, et non pas sur la table du ministère des Affaires étrangères.

Le Liban est censé agir rapidement pour résoudre ce problème.

La question est de savoir si le Liban a demandé aux Américains d’obtenir une réponse saoudienne, au cas où il prendrait une mesure corrective fondamentale?

Ou est-ce que ce qu’il peut demander est juste une médiation pour ramener les choses à ce qu’elles étaient avant les paroles de Kordahi? Et cela n’arrivera pas.