SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 29 January 2023, Sunday |

Le commandant de l’armée est le plus proche de la présidence pour les Américains et pour les Français

L’accord de démarcation de la frontière entre le Liban et Israël était-il une priorité américaine, contrairement à la situation actuelle concernant l’intérêt pour le dossier de la présidence ? Ou bien l’intérêt américain pour la présidence progresse-t-il, mais à un rythme lent, et quelle est sa position vis-à-vis de l’administration américaine ?

Des sources diplomatiques confirment à « Sawt Beirut International » que l’administration américaine n’est pas en mesure d’abandonner le dossier de la présidence, mais elle a ses conditions qui sont maintenant connues. Sa politique à cet égard est similaire à celle de la Banque mondiale, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de facilitation si certaines conditions ne sont pas remplies, sinon il n’y aura pas de facilitation pour le président qui préserve la souveraineté, la stabilité et l’indépendance du Liban et qui a une ligne avec Washington et qui se caractérise par des compétences qui lui permettent de mettre en œuvre un programme de réformes qui constitue un point essentiel non seulement pour l’aide du Fonds monétaire international, mais aussi pour que les pays acceptent de verser leur aide et leurs fonds pour soutenir le Liban, car l’aide du Fonds après les réformes ne dépassera pas 3 milliards de dollars, mais le plus important est que la coopération réelle avec le Fonds est un pont pour la coopération internationale et la réouverture pour soutenir financièrement le Liban.

Washington se rend compte, selon les sources, qu’il est très difficile(impossible) que le candidat à la présidence, le représentant Michel Mouawad devienne le futur président. Cependant, il a un candidat alternatif qu’il présentera aux parties concernées par des canaux diplomatiques étroits, et c’est le commandant de l’armée, le général Joseph Aoun. Et Washington rejoint dans ce domaine la position française qui est la plus proche du commandant de l’armée, selon ce que révèlent les sources. Et elles disent que l’intervention directe américaine ne se produira que lorsque le dossier présidentiel sera en mesure de constituer un noyau de solution.

Cependant, les sources confirment que l’intérêt américain et français, malgré son importance, est requis, mais ce qui est également requis, c’est qu’il soit complété par un consensus golfe-iranien, sinon le dossier présidentiel restera sans solution. Ce qui est important maintenant, c’est de savoir qui, du côté occidental, va négocier avec l’Iran, et quel est l’impact de l’ « impasse » interne iranienne sur ses relations avec les dossiers régionaux, y compris le Liban.

La France fait maintenant pression dans deux directions en ce qui concerne l’Iran. La première consiste à mener des contacts intensifs pour que la Conférence de Bagdad, dans sa deuxième édition, se tienne cette fois en Jordanie, ce mois-ci ou au plus tard en janvier prochain. Cette conférence réunit les pays voisins de l’Irak, dont l’Arabie saoudite et l’Iran, et la France jouera un rôle à travers la conférence et en marge de celle-ci afin de parvenir à une sorte de consensus sur le dossier présidentiel entre les Saoudiens et les Iraniens.

La deuxième tendance est de maintenir la diplomatie française en activité avec les Iraniens, malgré la forte tension des relations due à l’enlèvement de 7 Français à Téhéran, le refus de la France de réprimer les manifestations en Iran, l’ingérence de l’Iran dans le dossier ukrainien et l’aide de la Russie. Dans le même temps, la France maintiendra également ses relations avec le Hezbollah.

    la source :
  • Reuters