SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 3 October 2022, Monday |

Le Conseil de sécurité votera demain la prolongation de la FINUL pour une nouvelle année

Les États membres du Conseil de sécurité de l’ONU se prononceront demain mardi sur un projet de résolution français visant à proroger d’une nouvelle année le mandat de la force internationale opérant dans le sud « FINUL », et une décision sera rendue par le conseil lors de la fin du vote à cet effet.

Des sources diplomatiques ont déclaré à « Sawt Beirut International », que les discussions informelles au cours des derniers jours entre les États membres n’ont pas connu d’escalade, mais la Russie et la Chine se sont opposées à ce que la nouvelle résolution inclue la poursuite de l’assistance non logistique de la FINUL, voire vivres et matériels nécessaires, de carburant et de gaz pour l’armée libanaise, comme le stipule le projet de résolution français.

Les deux pays estiment qu’ils ne veulent pas d’un précédent de ce genre confié aux forces de maintien de la paix dans le monde. Et durant les dernières heures, la Russie a enregistré de la souplesse en la matière, tandis que la Chine continuait d’être coriace.

Cependant, des contacts diplomatiques ont lieu pour faire passer ce point du texte de la résolution demain sans entraves. Il s’attend également à ce que l’extension se fasse sans obstacles, notamment en ce qui concerne les effectifs de la force et sa mission.

Les sources ont confirmé que les raisons du renouvellement de la FINUL sans difficultés résident dans les éléments suivants:

– La plupart des pays du Conseil de sécurité, notamment les cinq membres permanents, ne veulent aucune « perturbation » du statu quo au Liban, comme le font les pays participant à la « FINUL ».

La stabilité qui existe dans le sud est requise au niveau international, et non de la part du Liban, ou de la part d’Israël qui veut changer cette « statistique » car elle convient à toutes les parties. Et le violer a un prix pour tout le monde et a un coût pour lequel mille comptes sont calculés.

– La communauté internationale ne souhaite aucune modification de la mission de la force internationale opérant dans le cadre de la résolution 1701, mais plutôt la préserver telle que stipulée dans cette résolution.

Tout le monde, y compris les pays participant à la FINUL, rectifiera toute réaction si la question de l’amendement est soulevée, en particulier sur les performances et la sécurité de la force.

Toute modification jusqu’à la rigueur de sa mission revient à la placer dans le cadre du chapitre VII. C’est-à-dire faire son travail en utilisant la force pour contrôler la présence et le transfert d’armes.

En effet, son travail actuel consiste à surveiller le calme et la stabilité, selon le chapitre VI. La résolution 1701 était considérée comme implicite dans le chapitre six et demi.

La communauté internationale estime que la mission de la force actuelle et ses règles d’engagement sont suffisantes pour maintenir la paix et la sécurité internationales depuis le sud, si elles sont pleinement mises en œuvre, avec une certaine expansion opérationnelle sur le terrain dans des détails spécifiques. La suffisance de la force rend hors de question de modifier sa mission ou de la changer.

Toute tâche qui a un besoin plus strict d’ouvrir un nouveau débat international et la publication d’une nouvelle résolution sur le Conseil de sécurité n’est plus le moment, et ne constitue pas une priorité internationale.

De plus, la Russie et la Chine pourraient s’arrêter sans que cela se produise. Parce que l’interdiction des armes par la force vise leur allié, l’Iran, qui est derrière les armes du Hezbollah.