SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 1 December 2022, Thursday |

Le CPL a précédé les Forces libanaises à Khaled al-Daher… Avant six ans

Sous le titre « Les Forces libanaises alliées aux extrémistes », le CPL a lancé une campagne implacable contre les Forces, dès que la nouvelle de l’alliance électorale entre Khaled al-Daher et ce dernier a été annoncée.

Est-ce une bonne campagne ?

Les observateurs, utilisant des documents et des stations historiques, répondent que ce qui est étrange, ce n’est pas la campagne, mais que ceux qui sont derrière elle l’ont « fait » il y a six ans, en particulier le vingt-quatrième mars 2016, c’est-à-dire l’année de la « préparation » aouniste à l’élection du général Aoun à la présidence de la République.

A cette date, « le député Khaled Al-Daher a rencontré à son domicile à Tripoli, une délégation du Courant patriotique libre dirigée par le coordinateur général du mouvement, Pierre Raffoul, qui a déclaré : « Le général Michel Aoun m’a assigné à cette visite, avec un message intitulé que ce rapprochement, cette compréhension, et ce dialogue que nous menons n’est ni circonstanciel ni spontané, cette visite est une confirmation de cette rencontre et consultation.

En réponse à une question sur la nomination par Daher du général Aoun à la présidence, il a répondu: « Il y a certainement une faveur à rendre, il a pris une initiative proactive, et cette question nous est chère. »

Pour sa part, Daher a déclaré : « La communication avec le Courant patriotique libre n’a pas été interrompue depuis l’époque de la tutelle syrienne. Nous sommes des camarades de lutte et des partenaires pour porter de nombreux fardeaux pendant cette période. »

Fin de l’actualité.
Il ne fait aucun doute que les responsables du Courant patriotique libre ont lu cette phrase du député Al-Daher : « Nous sommes des camarades dans la lutte et des partenaires. »

Quand Khaled Al-Daher reconnaît « la camaraderie, la lutte et le partenariat » avec le Courant patriotique libre, de quel « extrémisme » parlent les Aounistes et les Tayyars, lorsqu’ils décrivent Daher ? C’est comme si leur alliance avec lui était un « cas réfléchi », tandis que d’autres s’allier avec lui étaient un « crime impardonnable ».

Le Courant patriotique libre a précédé les Forces libanaises à Khaled Al-Daher de six ans. Était-il alors, selon eux, le « titre de modération » et aujourd’hui le « titre d’extrémisme » ?

De plus, la photo de la rencontre entre Al-Daher et Raffoul montre le « soulagement » montré sur le visage de Raffoul.

L’histoire n’utilise plus de gomme, c’est peut-être ce que les Aounistes ne réalisaient pas.