SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 4 February 2023, Saturday |

le début de la visite de l’envoyé européen, Josep Borrell

Dans son premier tweet au début de sa visite au Liban, le haut représentant de l’UE pour la politique étrangère Josep Borrell Fontelles a écrit :

« J’ai commencé ma visite au Liban en transmettant un message de solidarité de l’Union européenne au peuple libanais, mais j’ai également souligné que la classe politique devait assumer ses responsabilités. »

Le délégué européen, de nationalités espagnole et argentine, est issu d’un milieu populaire en politique, puisqu’il appartient en Espagne au Parti socialiste des ouvriers espagnols, ce qui signifie que sa sympathie initiale va davantage aux peuples qu’aux classes politiques, d’où l’on peut comprendre son premier tweet.

Le délégué européen, et selon les informations obtenues par « Sawt Beirut International », a été moins sévère dans l’évocation des problèmes que ceux qui l’ont précédé, notamment le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, mais il a maintenu le même rythme de contenu, parlant de la possibilité que le gouvernement actuel (le gouvernement intérimaire) négocie avec le Fonds monétaire international afin de financer les grands projets à la lumière de la grave pénurie de dollars américains, mais la condition nécessaire et obligatoire est de commencer à mettre en œuvre des réformes, sachant que de loin et de près on se rend compte que le gouvernement intérimaire a été incapable de mener des réformes quand il était un véritable gouvernement avec les pleins pouvoirs, Alors comment aujourd’hui, où il s’agit d’un gouvernement intérimaire, où son président a indiqué plus d’une fois qu’il allait se mettre en retrait, et certains de ses ministres étaient entre la fuite des responsabilités et les erreurs politiques et diplomatiques, comme celles commises par le ministre des affaires étrangères Charbel Wehbeh, qui est relevé de ses fonctions.

Cependant, malgré l’insistance européenne, les complexités libanaises sont devenues plus difficiles à démonter par un délégué qui n’a qu’un avertissement, sachant que l’infliction de sanctions européennes n’a pas réduit le degré de rigidité de la classe politique libanaise, surtout si les sanctions se sont limitées à ne pas donner à certains membres de la classe politique des visas pour entrer dans les pays de l’Union européenne.

Le mécanisme européen utilisé pour faire pression sur le Liban n’a pas donné de résultats depuis les deux visites du président français Emmanuel Macron l’année dernière, alors est-ce que la tendance est progressivement de parier à nouveau sur les groupes de la révolution et de la société civile, qui tiennent une grande place dans les réunions des délégués européens et américains ?

Un expert politique déclare à ce propos : Ce qui est demandé au mouvement des délégués étrangers, c’est d’accorder plus d’importance aux groupes de la révolution et du mouvement civil, et de notifier à la classe politique qu’elle a épuisé toute son énergie et n’obtient plus aucun résultat, mais si la priorité reste dans le pari sur la classe politique, alors les espoirs de réforme sont progressivement anéantis.