SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 30 September 2022, Friday |

Le Dialogue National: Quelqu’un peut-il garantir qu’il atteindra les résultats réels?

Bien que les Européens saluent en principe la table de dialogue interne libanaise, les sources diplomatiques européennes ont cessé d’appeler au dialogue sur la stratégie de défense, et sur la décentralisation administrative et son calendrier, notant ce qui suit :

– L’appel au dialogue s’est désormais concentré sur les problèmes par lesquels une équipe pouvait gêner l’autre, et il s’agissait d’une sorte d’habileté qui a fait que certains des principaux partis du pays ont refusé de participer à ce dialogue.

– La partie qui appelle au dialogue, et toutes les parties du pays, sont conscientes d’avance que le problème en matière de stratégie de défense est régional, et qu’il ne peut être résolu par le dialogue interne, compte tenu de l’équilibre actuel du pouvoir.

Il y a un problème fondamental d’armes illégales. Il ne s’agit pas d’un problème structurel ou constitutionnel. Dans les années 60, le problème concernait l’arme palestinienne, et maintenant le problème s’est accru pour inclure l’arme iranienne représentée par la force du « Hezbollah ». Il faut donc trouver un moyen de résoudre ce problème.

Même si les négociations de Vienne entre les grandes puissances et l’Iran ont abouti en termes de retour à l’accord nucléaire, et de facilitation ou d’entrave aux choses dans la région, mais elles ne sont pas la solution à cette arme. Mais la solution doit être apportée par les grandes puissances avec l’Iran pour contrôler son influence dans la région et l’influence de ses alliés, à commencer par le « Hezbollah ». Jusqu’à présent, il existe une approche internationale de cette question, qui nécessite un traitement sérieux.

– L’appel actuel au dialogue peut viser à apaiser les conflits internes et à gagner plus de temps. Les gens en ont marre de l’existence d’une classe politique qui ne propose pas de solutions, et ne s’efforce même pas de ramener le Conseil des ministres en réunion.

Il n’est pas exclu que la situation du Liban reste sans solution jusqu’aux élections législatives. Notant qu’il est dans l’intérêt de toute la classe politique que les élections n’aient pas lieu, alors que la situation empire et que c’est ce qui menace les élections elles-mêmes.

– Il y a une inquiétude de la part des partis politiques quant à l’utilisation de la table de dialogue en ce moment particulier, dans les élections législatives en ce sens que les partis qui ont appelé au dialogue et qui ont accepté d’y participer sont le Mouvement Patriotique Libre, et le « Hezbollah » veulent laisser entendre qu’ils ont une volonté de rattacher le pays à des solutions aux problèmes en suspens, qu’il s’agisse de la stratégie de défense ou de la décentralisation administrative.

Et ainsi d’influencer les votes de l’électorat. Mais la question est, quelle est la garantie que le dialogue ne donnera pas le même résultat qu’il donnait auparavant, en n’aboutissant pas à des solutions concrètes ?

– Il est nécessaire que tout dialogue ait un lien avec le parlement et le gouvernement, et ne soit pas dans l’air.

Et il est d’une grande importance qu’il ait une relation avec le pouvoir exécutif pour donner au débat le contenu constitutionnel.

On mentionne qu’en ce qui concerne la décentralisation administrative, elle est toujours au Parlement et sa discussion n’est pas terminée, mais ce n’est pas le moment d’en discuter maintenant.

D’abord à cause du conflit politique qui l’entoure, et parce que la priorité est de sortir le peuple libanais du drame économique avant de décider de discuter de la décentralisation administrative et financière.

La question du Liban n’est pas technique, son effondrement n’est pas administratif, et son échec n’est pas dû à son système central ou décentralisé, sa charte ou constitution consensuelle, ou ni l’une ni l’autre, et la loi pour l’élection des représentants de la nation était relativement ou majoritaire, égal ou sans restrictions sectaires.

Le problème du Liban, c’est que son Etat est privé de souveraineté, il faut en être convaincu pour pouvoir orienter le dialogue. Par ailleurs, discuter du plan de relance économique à la table de dialogue pourrait ne pas être accepté par le Premier ministre Najib Mikati, qui considère que c’est la tâche du gouvernement.