SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 7 February 2023, Tuesday |

Le dossier de la présidence libanaise…

À la suite de rivalités politiques et de règlements de comptes personnels entre les axes au pouvoir, le Liban entre dans le tunnel de la vacance sans président de la République et sans gouvernement légitime, au moment où les effondrements ont atteint leur paroxysme.

La réalité de l’escalade politique, ainsi que l’exacerbation des crises économiques et financières, des tensions sociales et sécuritaires, l’escalade des pressions politiques et économiques extérieures, ainsi que la politique sectaire dans le pays signifient que le processus d’élection d’un nouveau chef d’État ou de former un nouveau gouvernement est impossible.

Le fait remarquable dans ce contexte est que les efforts politiques n’ont pas été et ne seront pas orientés vers l’élection d’un président pour la république, malgré la réalité du vide et des effondrements. Et les efforts ne visent qu’une rivalité malveillante pour saper le dossier de la présidence, tout comme ils travaillent à nommer un président par le Hezbollah qui préserve ce qu’il a réalisé en interne et son mini-État dérivé de Téhéran.

Les acteurs du dossier présidentiel savent une chose, c’est que le chef de l’Etat et le premier ministre sont nommés d’un commun accord entre 3 capitales – Paris, Téhéran et Washington – et que les décisions politiques libanaises sont prises en fonction des intérêts de ces capitales.

Et en l’absence d’un minimum d’intérêt régional et international, il ne semble pas que la « voie » d’un règlement ou de la nomination d’un président soit à portée de main. Quant aux chances que le processus démocratique – les élections présidentielles – ait lieu, elles sont absolument inexistantes.

Et jusqu’à la survenance de nouveaux développements et d’événements soudains qui ouvrent la porte à des règlements pour de nombreux dossiers libanais en suspens, nous restons face au dilemme des tensions politiques, qu’elles soient externes ou internes.

Rien à l’horizon ne laisse présager l’existence d’avancées dans le dossier du vide, au milieu de la stagnation des contacts et des concertations, qu’elles soient internes ou régionales, et à l’ombre des divisions internes dues aux axes qui contrôlent le pays.

    la source :
  • Sawt Beirut International