SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 28 January 2023, Saturday |

Le dossier libanais pourrait être évoqué à la conférence de Baghdad 2… Et une satisfaction internationale quant à la personnalité du commandant de l’armée

À une semaine de la date de la Conférence de Baghdad dans sa deuxième édition, qui devrait se tenir dans la capitale jordanienne, Amman, sous le titre : « Le sommet des pays voisins pour aider l’Irak », qui a été préparé par le président français Emmanuel Macron avec le monarque jordanien le roi Abdallah, auquel participeront les dirigeants des pays voisins de l’Irak et les puissances régionales actives qui sont également concernées par le dossier libanais, notamment le Royaume d’Arabie saoudite, le Qatar, l’Égypte, l’Iran et la Turquie. Le Liban est toujours plongé dans une situation difficile en l’absence de toute perspective de solution rapide qui le sortirait de ses multiples crises, espérant que le dossier libanais aura un espace d’intérêt des responsables qui assisteront à la conférence, notamment le président français et le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman, qui a rencontré le président Najib Mikati récemment à Riyad en marge de la participation de ce dernier au sommet sino-arabe organisé par le Royaume la semaine dernière.

Jusqu’à la date de l’arrivée du président Macron à Amman, et les résultats que la conférence pourrait donner, la scène politique est encore trouble, ainsi que la décision du président français de se rendre ou non au Liban, surtout après les propos qui ont été divulgués depuis Paris sur la diminution de la possibilité pour le président français de se rendre au Liban pour saluer les soldats français en force de maintien de la paix des Nations unies.

Des sources dans la capitale française confirment à « Sawt Beirut International » que la possibilité de la visite est toujours envisagée par le président Macron, et elle a des implications importantes si elle se produit, surtout à la lumière du vide présidentiel en cours, même si son objectif principal est de saluer ses soldats, car la visite sera comme un message français ferme aux responsables libanais, pour la nécessité d’élire un président qui représente l’unité du Liban et de lui attribuer un premier ministre qui a des objectifs homogènes avec le président de la République afin de former un gouvernement cohérent pour mettre en œuvre les réformes exigées au niveau international, notamment par le Fonds monétaire international, afin de sauver le Liban de ses crises et de bénéficier de l’aide internationale.

Et les sources confirment la volonté du président français d’aider et de soutenir le Liban et son peuple, étant donné notamment que ce dossier a été discuté avec le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman récemment lors des sommets de Bali et de Bangkok, les sources affirment que Paris n’a pas de candidat spécifique à la présidence, mais qu’il salue indirectement la performance et la personnalité du commandant de l’armée. Le général Joseph Aoun, qui occupe une place particulière auprès des Français en raison des relations fortes qu’il entretient avec eux. Il constitue également, à ce stade, la garantie de la mise en œuvre de l’accord de démarcation avec Israël sans revers sécuritaire, en plus de l’aide internationale apportée à sa personne, notamment par les États-Unis d’Amérique, faisant également signe de l’importance de la visite de commandant de l’armée au Qatar et l’hospitalité distinguée qui a marqué ses rencontres.

D’autre part, les sources françaises rappellent la déclaration claire et importante publiée à l’issue des pourparlers américano-français qui se sont tenus au début du mois, qui confirme le consensus américano-français pour aider le Liban à sortir de sa crise, et les sources considèrent que les indices indiquent que les Américains ont délégué les Français lors des pourparlers pour trouver toute solution qui sauverait le Liban, bien que certains considèrent que le Liban ne figure pas sur la liste des priorités des Etats-Unis à l’heure actuelle. La même chose s’applique à l’Europe, qui est préoccupée par ses problèmes internes et européens liés à l’énergie, au pétrole et à l’inflation, y compris la France. Néanmoins, elle continue à faire des efforts pour le Liban, ce qui peut ouvrir la voie pour que les Libanais agissent. Cela peut mettre le Liban sur la voie du redressement et de la stabilité et en même temps réaliser un exploit après l’entrée de la société « française Total » sur la ligne d’extraction du pétrole et du gaz des champs libanais.

De là, les sources concluent en appelant à attendre l’issue des prochaines démarches internationales et l’ampleur de l’intérêt de ces démarches pour le dossier libanais, qui en cas de maturation internationale, les responsables libanais doivent profiter de cet intérêt et l’investir dans l’intérêt de leur pays, loin des disputes et des désaccords.

    la source :
  • Sawt Beirut International