SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 5 December 2022, Monday |

Le Golfe n’ouvre-t-il ses portes qu’à ses proche libanais?

Malgré le début d’un traitement de la crise entre le Liban et le Golfe, des données diplomatiques de plus d’un pays concerné par la question libanaise, assurent qu’il y a une inquiètude du retard du Liban dans la résolution de la crise, et qu’il y avait et qu’il y ait encore des nécessités d’accélérer la mise en œuvre de ce que demandent les pays du Golfe, afin de sauver le Liban de problèmes en plus avec son environnement et de chercher à lui sortir de son isolement arabe.Cela sachant que sans la pression française, le ministre de l’Information Georges Kordahi n’aurait pas démissionné, ce qui aurait dû avoir lieu depuis le déclenchement de la crise.

Parmi ces pays l’Egypte qui lors de la visite du Premier ministre Mikati au président égyptien Abdel Fattah El-Sisi, il y a quelques jours,a beaucoup regretté, selon des sources diplomatiques arabes, la manière libanaise de gérer cette crise.Il faut noter que l’Egypte n’a pris aucune mesure, et n’était pas en train de le faire, étant donné que l’affaire reflète un problème interne majeur libanais au premier degré, et Libano-Golfe au second degré.L’Egypte considère que dans l’intérêt supérieur de l’Etat, le ministre de l’Information George Kordahi aurait dû démissionner immédiatement et ne pas attendre un mois ou plus. L’intérêt du Liban réside dans l’intérêt d’environ 500 000 Libanais aux Etats du Golfe, et dans le vaste marché du Golfe qui comprend la production libanaise. Le retard de la démission était une grave erreur, mettant le pays dans de nombreux dangers. Dans tous les pays libres et non libres, si le ministre commet une erreur, il présente sa démission, même si c’est ce qu’il a dit etait avant de prendre ses fonctions et il ne doit pas s’ingerer dans une question très sensible selon Saoudiens et les Golfe.D’autant plus qu’ils considèrent Kordahi comme une figure populaire dans le Golfe et qu’il est suivi, et qu’il y a une condamnation à Riyad qu’il a été nommé ministre en raison de sa déclaration et que le Hezbollah le voulait jusqu’au dernier moment.

Des sources diplomatiques familières avec les relations libano-golfes affirment que si une ouverture du Golfe se produit à la suite de l’initiative française, elle sera limitée et non globale. Cependant, si l’approche change fondamentalement au Liban, la position du Golfe changera.Les sources excluent l’existence de la capacité du Liban à achever la mise en œuvre des résolutions internationales 1559, 1701 et 1680, car la question demeure de savoir qui mettra en œuvre ces résolutions et comment? Par conséquent, la situation ne changera pas. Le plus que l’on puisse attendre du Golfe est l’ouverture aux partis libanais qui lui étaient fondamentalement affiliés, ce qui signifie qu’il n’ouvrira pas complètement la porte au Liban en l’absence de ses conditions.Le Golfe peut être ouvert à une partie du pays, c’est-à-dire à ceux qui ont la même vision de la situation libanaise que le Golfe, et non à toutes les parties.Cependant, le retour des ambassadeurs libanais pour mener à bien leur mission n’est pas encore certain.

Les sources confirment que l’opportunité est toujours disponible pour le Liban de respecter ce qu’il s’est engagé à la table de dialogue concernant la stratégie de défense en 2010 et la déclaration de Baabda, afin de restaurer la confiance arabe et internationale.