SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 24 October 2021, Sunday |

Le gouvernement Mikati peut-il s’écarter de la voie iranienne ?

La nouvelle politique étrangère que le gouvernement est censé suivre est l’un des principaux défis auxquels il est confronté. En effet, les pays arabes et occidentaux surveillent la voie que prendra le Liban dans ce domaine, après que les politiques suivies dans le passé aient contribué à l’isoler de son environnement arabe et à créer un grand problème entre lui et les principaux pays qui se sont abstenus de lui fournir une aide sérieuse au cours des dernières années, et ont stipulé qu’un changement fondamental de la politique étrangère devait suivre, et pas seulement dans la direction économique chaotique qui a été adoptée.

Après que les responsables aient ressenti la profondeur de la crise provoquée par leur politique envers les pays du Golfe, et la régression arabe, à l’exception de ce qui est lié à l’aspect humanitaire limité, ils se dirigent aujourd’hui pour chercher à rétablir des relations normales avec ces pays, et selon des sources diplomatiques arabes, le Liban a entamé des efforts avec le Royaume d’Arabie Saoudite, par le biais d’une personnalité concernée, s’efforce de rapprocher les points de vue, et puisque la position du Golfe est ferme, il n’y a pas de recul et il n’y a pas de relâchement pour corriger la voie libanaise et la rendre plus proche que jamais de la politique étrangère arabe, y compris le Liban qui se tient aux côtés de l’ensemble des rangs arabes sur toutes les questions qui intéressent les Arabes.

En effet, le Liban est un pays arabe, et son affiliation est arabe, et il est naturel qu’il prenne cette voie et non les autres voies qui l’ont éloigné du monde arabe et fait perdre la confiance dans ses options. Les sources ont confirmé que l’effort libanais est parallèle à l’achèvement de l’effort français dans ce domaine, alors que l’administration américaine laisse à la France la responsabilité de ces tâches.

Et des sources diplomatiques bien informées ont soulevé la question de savoir si le gouvernement actuel est capable de provoquer un changement stratégique dans la politique du Liban envers les Arabes, qui sont devenus très sensibles au fait que les responsables libanais font ce que l’Iran et sa force au Liban décident, et ils veulent que ces gens leur prouvent qu’ils sont indépendants, qu’ils ne sont pas sous leur contrôle et qu’ils peuvent leur résister.

Aujourd’hui, la diplomatie libanaise semble être confrontée à l’épreuve du retour du Liban à une politique étrangère équilibrée, dans laquelle le ministre des Affaires étrangères et des Emigrés ne sera pas le seul responsable, mais plutôt une action conjointe entre toutes les composantes de l’autorité, en commençant par le sommet de la pyramide. Cependant, la performance du ministère des Affaires étrangères joue un rôle majeur dans la correction des choses et l’organisation des défis majeurs dans le moment le plus délicat de l’histoire du Liban, et il ne suffit pas que l’État fasse son travail, toutes les parties sont censées faire de même au lieu de menacer les pays frères du Liban.