SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 3 December 2022, Saturday |

Le Hamas et l’État absent

Après l’explosion de l’entrepôt du « Hamas » dans le camp de réfugiés nord de Burj à Tyr, qui visait moralement l’État libanais car l’explosion et les affrontements armés qui ont suivi ont reflété l’influence croissante des armes illégales qui ne respectent pas les résolutions internationales sur le Liban,la visite du chef du mouvement « Hamas », Khaled Meshaal, à Beyrouth a accru la gravité de la scène, que les Libanais ne peuvent plus supporter. Il a été reçu au Salon d’Honneur de l’aéroport, et il s’est assis honorablement sous un portrait du Président de la République, Michel Aoun.

C’est sa première visite au Liban depuis cinq ans. Il a participé aux activités et événements du 34eme anniversaire du lancement du mouvement et a eu des entretiens avec des responsables.

Ces entretiens n’étaient pas au niveau de la question des armes illégales, et aucun responsable a même osé l’interroger sur la nécessité du respect par le Hamas des lois libanaises et des résolutions internationales à cet égard. Et sa visite n’était pas sur un plan stratégique et de poids sauf aux réunions avec ses alliés qui portent des armes en dehors du cadre de l’État, en particulier le « Hezbollah » et les factions palestiniennes qui sont avec le « Hamas ». La visite n’a de répercussion dans l’équation libanaise qu’à travers l’alignement des objectifs de ces alliés sous la bannière du « Welayat Al-faqih » iranien, et le rôle iranien dans la consolidation de l’influence au Moyen-Orient.

Bien sûr, après la visite, d’autres répercussions seront révélées sur la situation du Liban, où l’État est absent, et deviendront claires à la suite des diktats que Meshaal appliquera à son groupe, de la voie que leur performance prendra dans les camps et des fardeaux politiques et sécuritaires auxquels le Liban sera confronté en conséquence.

L’explosion d’un entrepôt du « Hamas » à Tyr à la frontière et sur les terrains dans le cadre de la zone démilitarisée entre le Litani et la frontière avec Israël, où il n’y a que la « FINUL » et l’armée libanaise, indique qu’il y a encore des zones qui ne relèvent pas de l’autorité de l’État.Il indique également que les camps palestiniens possèdent des armes, ce qui est incompatible avec la constitution libanaise et les lois et résolutions internationales.Ces décisions sur lesquelles les communautés internationale et arabe
mettent l’accent de nouveau avec le Liban, car elles représentent la seule solution à son problème actuel.

Et il peut y avoir des tunnels souterrains qui livrent des armes à cette organisation afin de les utiliser si elle le veut contre Israël et contre d’autres. Cependant la poursuite de l’armement illégal ouvrira la porte à une escalade majeure au Conseil de sécurité contre le Liban à court et à long terme, selon des ambassadeurs concernés.La question à laquelle le gouvernement libanais devrait prêter attention, afin que le Liban ne soit pas considéré comme une source de danger de la part des parties qui ont été internationalement désignées comme terroristes. Et le rôle palestinien dans la guerre libanaise ne peut pas non plus être ignoré.