SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 15 August 2022, Monday |

Le « Hezbollah » a perdu le choix exclusif des caractéristiques du président de la République

Le « Hezbollah » n’a plus le luxe de la liberté d’imposer le cahier des conditions du président de la République, qui garantit la continuité de « l’Armée population et résistance » après qu’il a perdu les soutiens arabes et du Golfe et l’élevation des voix au Liban sur l’idée de la décision libanaise dans le dossier de la guerre et de la paix.

Et la quasi-unanimité qu’il chantait s’est effondrée avec l’implication du parti dans les arènes de nombreux pays. La Syrie est peut-être la plus touchée, car elle est devenue un champ de bataille pour plus d’un parti et a perdu tous les éléments de l’État et son rôle d’acteur majeur dans la région, car la clé de la décision a été remise à Téhéran, qui a donné au Hezbollah le droit exclusif d’administrer le territoire encore contrôlé par le régime.

Aujourd’hui, le parti vit une crise des solutions aux droits qui lui sont cruciaux au niveau de la présidence en termes d’alliés aspirant à ce poste, car tout veto ou soutien à l’un d’eux sans l’autre causera un grand effet. Cela affecte la couverture dont il bénéficie encore de la part du parti chrétien, qui continue de s’allier à lui pour des considérations purement présidentielles, ignorant que les élections de 2022 ne ressemblent pas à leurs prédécesseurs.

Le résultat des six années n’a pas accru le poids du « Mouvement patriotique libre », mais l’a plutôt fait perdre, et les résultats des élections législatives sont la preuve évidente de son effondrement, qui a coïncidé avec l’effondrement économique et social du Liban et son isolement aux niveaux arabe au Golfe et sur le niveau international car il est considéré comme un pays contrôlé par Téhéran via son mandataire le « Hezbollah ».

A l’approche de l’élection présidentielle, qui coïncide avec l’échéance du démarrage du navire « ENERGEAN POWER » pompant du pétrole en septembre prochain cette affaire mettra le « Hezbollah » face à plusieurs obligations. La première bataille présidentielle sera ardue, et la tentative de rassembler les papiers pour faire arriver l’ancien ministre Suleiman Franjieh au palais de Baabda se heurtera aux barbelés d’une opposition qui risque de s’unir face au candidat que le parti présentera. Le quorum sera le principal facteur d’entrave à sa volonté de faire réussir son candidat.

En parallèle, il devra faire face à une décision fatidique de ne pas autoriser l’extraction de pétrole en septembre, après le récent discours du secrétaire général Hassan Nasrallah, dans lequel il a estimé que les drones sont « un humble début de ce vers quoi nous pouvons aller », qu’il a suivi avec la phrase « nous n’attendrons pas à l’unanimité et nous n’abandonnerons pas l’État ». Et c’est lui qui a critiqué le Premier ministre désigné Najib Mikati pour sa déclaration dans laquelle il répudie les drones en déclarant que « la résistance ne s’est engagée devant personne à ne pas faire pression sur l’ennemi israélien ».

Une source conclut que les décisions du Hezbollah sont en jeu de la plate-forme de mise en œuvre et des comptes de bénéfices internes qui ne contrôlent plus entièrement leurs fils. Et que septembre est le rendez-vous avec ce à quoi ira le Secrétaire général. Aurons-nous rendez-vous avec des drones piégés? Les pays qui manquent de gaz et « l’ennemi israélien » vont-ils unir leurs forces pour protéger leur peuple du froid?

    la source :
  • Sawt Beirut International