SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 4 December 2022, Sunday |

Le Hezbollah attaque la « FINUL »…Quelle sera la réaction du gouvernement ?

L’un des moyens utilisés par le Hezbollah pour envoyer des messages à la communauté internationale et aux Nations unies est de restreindre les forces d’urgence internationales, mais cette « utilisation » n’a pas lieu directement, ce qui signifie que le Hezbollah n' »apparaît » pas sur la scène, mais se cache plutôt derrière les « gens ».

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s’est rendu au Liban et a fait le tour du sud, et la position la plus marquante qu’il a prise a été « d’inviter le Hezbollah à être un parti politique. »

Et il est certain que le Hezbollah n’a pas apprécié cette situation, et la réponse est venue dans la ville de Shaqra, au sud, où une patrouille de la FINUL a été attaquée, (L’accident s’est produit avec le bataillon finlandais de la Force intérimaire des Nations unies, la « FINUL », à l’occasion du départ du Liban du Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres). Une des voitures de patrouille a été détruite, blessant un de ses membres.

L’ « accusation » est prête à l’avance : « espionnage ». L’attaque s’accompagne de la diffusion d’une information selon laquelle la patrouille espionne les sites du Hezbollah et que certains de ses membres filment avec leur téléphone portable !

La réponse est venue par le biais de la directrice adjointe du bureau d’information de la FINUL, Candice Ardell, qui a estimé que « priver la FINUL de sa liberté de mouvement et attaquer ceux qui servent la cause de la paix est inacceptable et constitue une violation de l’accord sur le statut des forces internationales signé par le Liban. »

Notant que la ville de Shaqra, où l’attaque a eu lieu, est géographiquement incluse dans la résolution 1701, où les forces de la FINUL ont la liberté de mouvement parmi les dispositions de la résolution.

Le Hezbollah a envoyé un message « violent » aux Nations unies, sachant pertinemment que l’espionnage ne se fait pas en filmant avec des téléphones portables devant les « gens », et c’est comme si le Hezbollah n’avait pas entendu parler des radars, des satellites et des dernières techniques d’espionnage.

Mais où est la position de l’autorité libanaise sur cette attaque ?

Des « cris » comme d’habitude, et des « larmes de chagrin et de regret » :

Le Premier ministre Najib Mikati a contacté le ministre des Affaires étrangères et des Émigrés, le Dr Abdullah Bou Habib, et une déclaration du ministère des Affaires étrangères portait sur le fait de « ne pas accepter toute forme d’agression contre les forces de la FINUL, soulignant la sûreté et la sécurité de ses membres et de ses mécanismes, et l’engagement continu du Liban envers les résolutions internationales pertinentes, notamment la résolution 1701. »

Mais la « diplomatie des déclarations » est-elle suffisante ?

Le président Mikati utilise toujours cette « diplomatie », mais a-t-il lu la dernière phrase du bureau d’information de la FINUL, qui dit : « Nous appelons les autorités libanaises à enquêter sur cet incident et à traduire les auteurs en justice. »
La balle est dans le camp du premier ministre. Va-t-il « remettre les coupables à la justice » ?