SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 4 December 2021, Saturday |

Le Hezbollah craint-il les résultats des élections ou les résultats des négociations avec l’Iran concernant son influence ?

Un ambassadeur étranger à Beyrouth soulève des questions sur ce que le Hezbollah craint le plus : Les résultats des élections législatives que l’opposition au pouvoir actuel devrait remporter ? Ou bien craint-il l’évolution des accords internationaux avec l’Iran, que ce soit en ce qui concerne son programme nucléaire, ou ce qui vient ensuite concernant le contrôle de son influence dans la région et l’influence de ses alliés, que ce soit au Liban ou dans les pays arabes, où l’ingérence iranienne dans les affaires arabes est à son apogée.

L’ambassadeur a déclaré à « Sawt Beirut International » que les facteurs d’apaisement externes concernant la situation libanaise existent, et que les élections électorales sont attendues, à condition que les forces intérieures traitent avec calme les questions soulevées et n’aillent pas dans le sens de l’obstruction politique ou sécuritaire.

Selon l’ambassadeur, trois facteurs, s’ils continuent à exister, signifient que le calme international surmontera toute autre option qui pourrait être imposée par ceux qui n’ont aucun intérêt à sortir le Liban de l’effondrement. Premièrement, il s’agit du parrainage international de l’accord du Liban avec le Fonds monétaire international, qui est la clé de l’aide pour sauver la situation économique. Deuxièmement : la poursuite de la médiation américaine concernant la démarcation des frontières maritimes entre le Liban et Israël. Il s’agit là d’un autre indicateur de l’intérêt international, et il est tout aussi important de réaliser les réformes souhaitées qui ont été fixées comme condition à l’aide. Et le troisième : que les Américains, ainsi que les Français, et avec eux les Européens, sont toujours là pour faire pression et calmer la situation en interne. Et cette tendance est affectée par le climat actuel, où les allers-retours avec l’Iran le poussent à s’asseoir à la table des négociations pour revenir à l’accord nucléaire signé en 2015.

Et cet ambassadeur considère que le changement par les élections semble inévitable, mais les forces armées parient déjà que si elles ne sont pas capables de « perturber la situation », elles feront pression politiquement, et pourront atteindre la menace sécuritaire, afin de s’en tenir à l’équation après les élections que le Liban est basé sur le consensus et que tout est consensuel dans la composition de l’autorité. C’est ce qui s’est passé lorsque l’équipe souveraine du 14 mars a gagné les élections parlementaires précédentes. Il est donc important d’aborder le problème des armes en dehors du cadre de l’État, car s’il n’est pas abordé, il restera dans sa fonction et constituera une menace pour toute voie démocratique. Par conséquent, les forces souveraines se dirigent vers les capitales du monde, parallèlement aux préparatifs des élections, pour expliquer la situation libanaise et les défis politiques et sécuritaires auxquels le peuple est confronté.

Il affirme également que ce que la partie qui possède des armes craint le plus, ce sont les détails des solutions internationales avec l’Iran pendant la phase des négociations nucléaires, et au-delà de cette phase, car l’influence de l’Iran et de ses alliés dans la région sera au centre des discussions. C’est-à-dire que les alliés sont pleinement conscients que leur sort est lié aux solutions internationales-régionales à un moment où il est certain que Washington ne laissera le Liban à aucune autre partie, ni internationale ni régionale, et n’acceptera pas qu’il soit un prix de consolation pour les progrès réalisés à la lumière des négociations avec l’Iran.