SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 7 August 2022, Sunday |

Le Hezbollah manque de temps…

Il ne fait aucun doute, selon l’avis d’un certain nombre d’analystes, que le Liban vit sur le cratère d’un volcan qui, s’il entre en éruption, atteindra l’ensemble des pays voisins.Et la République libanaise en flammes sera l’arène du conflit à un moment où les responsables libanais s’affairent à adapter la constitution et les lois en fonction de leurs intérêts.

Au moment où le peuple libanais attend l’issue des négociations de démarcation de la frontière avec l’arrivée du médiateur américain, Amos Hochstein au Liban, porteur des réponses israéliennes, le Hezbollah a salué comme à son habitude par la présentation d’un groupe de ses membres, qu’on appelle les « chemises noires ». Une réponse du médiateur, selon certaines fuites médiatiques, leur a dit que cela durcirait davantage la « position israélienne, surtout qu’il y a des élections à venir ».

La source estime que cet « présentation » ne mettra pas la pression sur Hochstein, car les réponses qu’il donnera aux responsables libanais ont été portés avec attention, et toute pression ajoutée à sa médiation pourrait le pousser à partir sans fixer une autre date, et donc Le Liban aura ainsi épuisé le temps disponible avant le début du compte à rebours pour l’extraction du pétrole en septembre prochain.

La source poursuit que le Hezbollah, qui était récemment actif sur la ligne de démarcation de la frontière maritime, après avoir annoncé plus tôt qu’il était derrière l’État et sa décision, a envoyé des drones au-dessus du champ de Karish pour envoyer des messages à « Israël » et aux bénéficiaires de la richesse de ce domaine notament les États-Unis. Ici, la question doit être posée sur les modifications apportées à la position du parti, dont la dernière en date remonte à ses derniers mots lorsqu’il a souligné que « la résistance n’attendra pas le consensus et n’abandonnera pas l’État ». C’est une reconnaissance que le Liban n’a pas de consensus sur ce à quoi le parti se prépare à la lumière du silence officiel et de l’ambiguïté concernant les solutions.

La source estime que les fuites sur les conditions mutuelles, que certains qualifient de positives, seront soumises à la visite de Hochstein et à ses résultats. Ici, il y a des spéculations sur la possibilité que le « Hezbollah » mette en œuvre la formule « après Karish », mais toute action militaire qui n’est pas réglée, ses résultats seront énormes pour le peuple libanais.

La démarcation n’est pas le seul dossier qui met le « Hezbollah » à l’épreuve des options auxquelles il recourra à l’heure où les élections présidentielles le presse pour déterminer la personne pouvant compléter le parcours du président Michel Aoun. Suleiman Franjieh n’est plus le seul candidat compte tenu des relations tendues entre lui et le ministre Bassil, malgré les tentatives de Nasrallah de les réunir.

La source conclut en notant que celui qui aura le titre de Son Excellence ne pourra pas administrer le pays à la lumière de la division sur la politique étrangère du Liban et la décidion de la guerre et de la paix, d’autant plus que la carte du nouveau Parlement est divisée en différents blocs incapables d’unifier leur point de vue. Et ce qui reste du mandat d’Aoun ressemble au jour où il a quitté Baabda pour l’ambassade de France dans le quartier des martyrs, mais le martyre n’est pas contre l’occupation syrienne, mais plutôt un sacrifice pour une liasse de pain.

    la source :
  • Sawt Beirut International