SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 29 January 2022, Saturday |

Le Kazakhstan, principale arène de confrontation, la carte la plus forte des États-Unis face à la Russie et à la Chine

La scène au Liban est devenue claire et n’a pas besoin de descriptions car elle s’exprime à travers les effondrements records des devises, et la détérioration sans précédent de la valeur des salaires. La question qui se pose dans ce contexte, où et quand le Liban sortira-t-il de la fournaise de l’enfer ?

Dans ce contexte, une source, lors d’une interview avec « Sawt Beirut International », critique les campagnes d’insultes parmi ceux qui se disent « souverains », alors que l’équipe de l’opposition continue de creuser des tunnels pour enterrer les dernières institutions de la République libanaise au nom des projets et des agendas étrangers qui ont enflammé de nombreux pays arabes.

Aussi, la source a ajouté : « Lorsque le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, est apparu en menaçant et en insultant le Royaume d’Arabie Saoudite, il a également attaqué les États-Unis, qui, selon lui, sont en difficulté sur le plan interne en raison de la « Corona », des crimes, du racisme et de la pauvreté, et qui sont perturbés sur le plan externe par les problèmes de la Chine et de la Russie, mais la situation au Kazakhstan confirme que les calculs de Nasrallah contredisent la réalité. Quiconque lit ce qui se passe à « Almaty » en termes de manifestations sanglantes, bien qu’aujourd’hui elles se soient apaisées avec l’entrée des forces russes sous le nom de « Collective Security Treaty Organization », mais la république qui s’est séparée en 1991 avec ses soeurs le Kirghizistan, le Turkménistan et d’autres républiques islamiques est restée indirectement sous la tutelle russe à travers l’ancien président Nursultan Nazarbaïev et l’actuel Kassym-Jomart Tokayev. »

De plus, la source a déclaré que l’embrasement de l’arène interne au Kazakhstan brouillera les plans du président russe Vladimir Poutine, qui se bat militairement et diplomatiquement sur plus d’un front, de l’Ukraine à la Syrie, et se bouscule avec l’Iran pour en contrôler la majeure partie et tenter de lui couper les ongles grâce au soutien « israélien », avec des raids qui détruisent des entrepôts d’armes, et des assassinats des dirigeants les plus éminents des « Gardiens de la révolution iranienne ».

Ce qui se passe au Kazakhstan est différent de ce qui se passe en Syrie, car le champ de bataille se déroule dans l’arrière jardin de la Russie. Le dragon chinois ne sera pas à l’abri de ce qui se passe dans la capitale, « Almaty », d’autant plus que la frontière entre la Chine et le Kazakhstan s’étend sur une grande superficie, et à un moment où les « Talibans » sont revenus dans l’arène, soit si certains le considèrent comme une chute pour les Américains, mais le monde est bien conscient des coulisses de la stratégie de l’administration américaine que son séjour au Afghanistan pendant 20 ans n’a pas été gaspillé en vain, en termes de profiter de ses richesses minérales ou en termes d’établir une structure cachée dans la société afghane. Avec leur départ, les États-Unis ont laissé les portes ouvertes aux craintes des pays dont les frontières sont liées à l’Afghanistan, notamment l’Iran, malgré la récente visite de son ministre des affaires étrangères à Téhéran, qui ne reconnaît pas le gouvernement des Talibans.

Quant au dragon chinois, il est confronté à un grand dilemme en raison, d’une part, de sa crainte du mouvement des musulmans « Ouïghours » et, d’autre part, de son économie, étroitement liée au Kazakhstan, et de son ambition d’établir la « route de la soie » ainsi que son approvisionnement en pétrole, gaz et matières premières, notamment en uranium.

Et la source estime que la région vit sur une faille sismique qui peut déstabiliser les plans de Poutine, d’autant plus que les Etats-Unis partagent avec lui le « plateau kazakh » à travers leur participation de 50% dans « Tengiz », le plus grand champ pétrolier de celui-ci, par l’intermédiaire de la société géante « Chevron ».

La source a conclu en confirmant que ce qui s’est passé au Kazakhstan doit être lu attentivement par la Russie et la Chine et ceux qui se trouvent dans leur orbite, en particulier l’Iran, qui ne restera qu’une carte perdante pour qui veut parier sur lui.