SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 19 September 2021, Sunday |

Le Liban à l’ère d’Aoun…une république fragile

La République libanaise est devenue une proie facile pour l’Iran. Les photos géantes de ses dirigeants et cheikhs, qui ornent la route de l’aéroport de Beyrouth, sont peut-être les plus expressives de l’hégémonie de ses milices opérant au Liban, qui, par leur position et leur contrôle, sont similaires aux Gardiens de la révolution. Et il ne manque ni la forme ni le fond, seulement un décret républicain pour légitimer sa fonction et son rôle, car l’Iran ne tient pas seulement le Liban, mais draine toutes ses ressources.

Et l’histoire des délégations ministérielles qui se sont rendues à Damas, une fois sous le prétexte de faire des recherches sur le dossier des réfugiés syriens, et une fois sous le prétexte d’extraire de l’énergie, sont toutes des délégations inutiles, et la normalisation avec le régime d’Al-Assad ne sert pas le Liban, et ces délégations n’ont pas essayé une seule fois de demander à Bachar Al-Assad sur le sort de 622 Libanais qui ont été enlevés dans ses horribles cellules de prison, et il a caché leur mémoire et ne les a plus reconnus.

C’est un gouvernement défaillant, faible et complice, et le véritable dirigeant au Liban est Hassan Nasrallah, qui utilise les pouvoirs du président Michel Aoun, pour affamer le peuple libanais et le convaincre à des victoires irréalistes, comme il l’a fait lors de la guerre de juillet 2006.

Les vents de crises qui soufflent sur le Liban sont venus avec ce que les milices du Hezbollah et de l’Iran ne souhaitent pas. Les événements internationaux, malgré leur importance, ne mettront pas le Liban en retard dans les agendas des décideurs internationaux.

En effet, une délégation européenne s’est rendue au Liban pour visiter le pays, ce qui pourrait être une nouvelle indication de l’importance de ce dossier par l’Union européenne, qui veut imposer des sanctions rapides à ceux qui entravent la vie politique au Liban. Ces sanctions souhaitées peuvent mettre le Liban à un point critique avant la date des élections parlementaires, que l’autorité corrompue prépare pour être le modèle idéal pour réhabiliter la corruption qui a longtemps rongé le corps de l’État au Liban.

Enfin, on peut dire que ces responsables corrompus ne s’intéressent pas à l’avenir du Liban, ils recherchent leurs intérêts par tous les moyens et par des moyens illégaux.