SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 1 December 2022, Thursday |

Le Liban abandonne la ligne 29 dans le cadre de la solution négociée pour la démarcation de la frontière

Le contenu du message que le Liban a adressé la semaine dernière aux Nations Unies est qu’il compte sur le succès de la médiation américaine pour démarquer les frontières maritimes libano-israéliennes. Cela signifie également que le Liban s’est pratiquement rétracté de la proposition selon laquelle ses frontières maritimes atteignent la ligne 29, conformément au décret 6433, que le président Michel Aoun n’a pas signé. .

Il affirme également son engagement en faveur d’une solution négociée à la question des frontières, mais le message comportait une menace de revenir à la revendication légitime et de revoir les frontières de sa zone économique exclusive conformément à ce décret, si les négociations indirectes avec Israël ne parviennent pas à un règlement négocié.

La lettre vient en réponse aux affirmations israéliennes selon lesquelles il existe une zone économique exclusive pour Israël, et que le champ de Karish est situé à l’intérieur de celle-ci, et c’est ce à quoi le Liban s’oppose.

Il s’oppose également dans la lettre aux affirmations israéliennes selon lesquelles le cycle de licences lancé par le gouvernement libanais concernant l’exploration en mer est situé dans des lieux marins israéliens, affirmant qu’il est situé dans la zone économique exclusive du Liban.

Des sources diplomatiques confirment que la lettre a clarifié la position du Liban, qui a jusqu’à présent reculé par rapport à la ligne 29 comme frontière maritime avec Israël, et adhère à une solution négociée ; il n’a pas clarifié ou dit quoi que ce soit sur la ligne 23 qui a été fixée par l’ancien médiateur américain Frederick Hove, qui donne au Liban 865 km.

La visite du conseiller américain pour l’énergie, Amos Hochstein, à Beyrouth dans les prochains jours, exprime l’intérêt de son pays pour la démarcation des frontières maritimes entre le Liban et Israël, car c’est l’un des indicateurs américains pour le maintien et l’approfondissement de la stabilité libanaise afin de permettre au Liban de bénéficier de ses richesses naturelles dans la mer, comme le pétrole et ses dérivés, à un stade qui en a le plus besoin, surtout au vu de la nécessité pour lui de sortir de l’effondrement économique en cours.

Des sources diplomatiques occidentales bien informées révèlent que Hochstein ne parlera pas de lignes maritimes séparant la part du Liban de celle d’Israël. Les négociations porteront plutôt sur les champs pétroliers, c’est-à-dire le champ de Cana pour le Liban et le champ de Karish pour Israël, ce qui signifie qu’il faut abandonner les lignes et s’en tenir aux champs.

La tendance américaine est de franchir les lignes 23 et 29 et de se fixer aux frontières des champs, bien que le Liban ne soit toujours pas d’accord avec la proposition américaine, et on ne connaît pas en détail la position officielle qui sera prise jusqu’à présent.

Selon les sources, le Liban est en train de revenir sur sa revendication de la ligne 29, à laquelle il s’accrochait et qui est l’axe du décret 6433, et cette ligne donne au Liban 2 290 kilomètres.

Les sources ont cité Hochstein disant, suite à sa visite au Liban, qu’il a trouvé une grande convergence entre les positions des trois présidents dans la détermination de la démarcation des frontières maritimes du Liban, et que pour la première fois la position du président du parlement Nabih Berri est proche des positions du président Michel Aoun et du président Najib Mikati.

Maintenant il va continuer ses visites entre le Liban et Israël dans un nouvel effort pour faire avancer le processus de négociation et du point où il s’est arrêté en Octobre dernier, où sa première visite était.

    la source :
  • Sawt Beirut International