SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 6 December 2022, Tuesday |

Le Liban est entré dans une phase de chaos, et il n’y a pas de conférence internationale pour traiter son dossier

Le Liban est en fait entré dans une phase incertaine et floue, surtout si la priorité internationale continue pour d’autres dossiers, et non pour le dossier libanais, et on ne calcule pas la durée de cette phase, et sa fin est inévitablement liée à l’élection d’un nouveau président de la République, dans le cadre d’un plan pour récupérer le Liban et le sauver politiquement et économiquement.

Cela se traduit par l’impact de l’accord de démarcation de la frontière maritime entre le Liban et Israël qui a été signé la semaine dernière sur le Liban. De sorte que des sources diplomatiques confirment à « Sawt Beirut International » qu’il existe deux possibilités : La première : que les pays ne voient pas de lien entre l’accord de démarcation et le dossier de la présidence de la République. La seconde : qu’il y a un lien car l’administration américaine continuera à jouer un rôle au Liban.

Dans la première possibilité, il y a les positions des blocs parlementaires qui sont divisés en quatre ou cinq opinions au sein du parlement. La question est de savoir comment la démarcation va affecter les convictions des députés, et comment la compréhension sur la richesse pétrolière va affecter la position de chaque bloc dans le choix d’un nouveau président, car il n’est pas facile de faire pression sur les choix de ces personnes. Par conséquent, il n’y aura pas de lien entre les deux dossiers, étant donné que le problème interne existe et que la division existe, et qu’elle ne peut être résolue que par un accord entre les Libanais. Mais si la solution libanaise n’est pas disponible, la seule solution est une entente saoudo-iranienne.

Cette entente semble avoir le plus d’impact sur la situation du Liban, et est supérieure à toute entente internationale en termes d’influence directe. Notant que les sources excluent la convocation d’une conférence internationale sur le Liban, et qu’il n’y a aucun enthousiasme extérieur pour une telle proposition. Elles excluent également tout effet de l’accord de démarcation sur la présidence, car l’entente saoudo-iranienne est la plus importante, tout en tenant compte du rôle de la France qui tente de servir de médiateur entre les deux, afin de créer une atmosphère propice à la nomination d’un président.

Quant à la deuxième possibilité, les sources affirment qu’après la démarcation, l’administration américaine achèvera ses efforts pour ne pas effondrer complètement le Liban, de sorte qu’elle profitera de l’atmosphère établie par l’accord de démarcation entre les États-Unis et le Hezbollah, même indirectement, pour jouer un rôle actif dans la désignation d’un président qui bénéficie d’un soutien international et dont la tâche essentielle est de sauver le Liban.

Dans le contexte de cette possibilité, il est nécessaire de vérifier l’étendue de la positivité du « Hezbollah » dans la gestion du dossier présidentiel afin d’éviter de prolonger le vide. Il faut également s’assurer que le pouvoir qui a émergé pour le Hezbollah dans la gestion du dossier de la démarcation, et après ce qui ressemble à une reconnaissance internationale de son influence, ne le transforme pas en perturbation à l’intérieur du Liban pour maintenir le Liban prisonnier des conflits régionaux, et les conséquences qui en découlent, en plus de chaos politique et de détérioration économique, et pour empêcher les possibilités de sauvetage et les réformes qui doivent être disponibles, même si le dossier de démarcation est achevé, afin d’obtenir un soutien financier constituent une base d’avancement. Notant qu’après la guerre de juillet 2006, le « Hezbollah » a tourné sa victoire vers l’intérieur pour contrôler les articulations de l’Etat.

    la source :
  • Sawt Beirut International