SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 26 November 2022, Saturday |

Le Liban est-il confronté à un sixième vide présidentiel ?

Quelques jours séparent les Libanais de la fin de l’ère d’Aoun… Les circonstances internationales, et les compréhensions sur la personnalité du « président » ne sont pas encore claires. Le Liban est-il confronté à un sixième vide présidentiel ?

Après que le dépouillement des votes du parlement libanais lors de la session de sélection du président ait montré que le papier blanc a obtenu 55 voix et 42 voix pour Michel Mouawad, dans une continuation du désaccord entre les forces libanaises pour la troisième fois, le président du parlement Nabih Berri a appelé à une nouvelle session le 24 de ce mois pour une nouvelle tentative, ce qui confirme l’inutilité des tentatives et l’inévitabilité d’aller dans l’inconnu politique et constitutionnel.

Les indicateurs actuels laissent penser que le langage du dialogue adopté au niveau des blocs parlementaires de la Chambre des représentants ne conduira pas à l’entente annoncée sur le futur président, et le vide présidentiel est devenu une affaire attendue et prévue, surtout à la lumière des conditions politiques, constitutionnelles, économiques et sociales complexes que connaît le pays et du différend qui existe sur les mécanismes de sortie de ses complexités.

La campagne présidentielle est encore loin du feu du compromis, car tous les partis politiques sont fortement retranchés et aucun parti n’est en mesure de faire une brèche dans le camp adverse, surtout que par la répartition des blocs dans le parlement actuel, et à la lumière de la méthodologie adoptée, l’élection d’un nouveau président ne sera pas possible.

En outre, l’absence de consensus entre les souverains et les changeurs sur un projet national intégré affaiblira tout le monde et donnera l’occasion au Hezbollah et à l’opposition de prendre le contrôle total du Liban. Ce qu’il faut, c’est un consensus sur un projet national intégré, porté par un président consensuel entre les deux partis et le spectre libanais.

Il ne semble pas qu’il y ait un président de la république, même si les sessions sont répétées des dizaines de fois, et la préparation pour entrer dans une longue phase de vide peut ne pas se terminer par un règlement similaire à 2016, et le pays et le peuple attendent les ententes franco-israéliennes, américaines et iraniennes bien sûr avec L’absence de tout rôle pour les « Libanais ».

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  • Sawt Beirut International