SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 20 October 2021, Wednesday |

Le Liban est sur le point de perdre ses ressources pétrolières dans le sud, et les dénonciations ne le rétabliront pas

Aucune violation de l’accord d’armistice signé entre le Liban et l’entité d’occupation israélienne depuis sa signature en mars 1949 jusqu’en 1966, date à laquelle le premier raid d’une organisation palestinienne a été effectué depuis le territoire libanais vers la Palestine occupée, et il a été complètement contourné en 1978 lors de l’invasion israélienne.

Malgré l’adhésion de l’État libanais à cet accord, qui a été confirmé par les « accords de Taëf » dans la clause relative à la libération du Liban de l’occupation israélienne, il constitue aujourd’hui un sujet de grande tension entre les différentes composantes libanaises, et il n’existe pas d’accord unifié sur la manière de faire face aux attaques israéliennes qui ont détruit le sud du Liban et la capitale Beyrouth lors de l’invasion de la souveraineté libanaise, et aujourd’hui elle tente d’acquérir sa richesse pétrolière après l’avoir confiée à la société « Halliburton » pour l’exploration du gaz, profitant de l’arrêt des négociations entre elle et la partie libanaise.

La question qui se pose est de savoir quel est le sort de la décision d’amendement du décret 6433, qui transfère les frontières maritimes du Liban de la 23e ligne à la 29e ligne, que le président Michel Aoun n’a pas signée, la renvoyant au bureau du Premier ministre démissionnaire, Hassan Diab, et restée dans les tiroirs, en attendant le nouveau gouvernement ?

Aujourd’hui, avec l’entrée en fonction du président Najib Mikati, qui a coïncidé avec la décision de l’entité de commencer les fouilles, il faut se demander quelles mesures il prendra, et si la décision d’amendement sera mise sur la table du gouvernement lors de sa première réunion, ou si le message envoyé aux Nations Unies par l’intermédiaire de l’ambassadrice Amal Mudallali sera satisfait.

« Sawt Beirut International » a interviewé le Dr Shafiq Al-Masry, expert en droit international, qui a confirmé que le problème réside essentiellement dans l’échec des négociations à obtenir une base fondamentale liée à ce que le Liban veut, parce qu’ils ont traité des points qui sont arrivés en retard avec les négociations que l’armée libanaise a récemment menées avec les Israéliens, et ils n’ont pas les cartes sur lesquelles ils peuvent s’appuyer, en plus de la question de ne pas spécifier une période de temps pour ces négociations, qui ont été suspendues sans fixer une autre date pour atteindre un certain accord ou des résultats.

Par conséquent, le Dr Al-Masry ajoute que l’État libanais devrait annoncer que les négociations qui ont eu lieu n’ont pas abouti aux résultats escomptés et pourraient ne pas être reprises dans un avenir proche, et que la question est toujours contestée, et donc que le caractère d’occupation et d’empiètement sur celle-ci demeure.

Et il a souligné qu’Israël cherche toujours à se soustraire à l’accord d’armistice sous prétexte de son inutilité, les autorités libanaises doivent donc y adhérer et à tous ses effets pour plusieurs raisons, dont la plus importante est que lors de la démarcation des frontières, il est tenu compte (de la jurisprudence de la Cour internationale de justice) en termes d’extension des frontières terrestres horizontales de l’accord d’armistice à Naqoura, avec lui le Liban préserve son droit d’accéder à sa zone économique exclusive, et c’est là le cœur de la solution.

En conclusion, le Liban est dans une lutte contre le temps en termes de préservation de sa richesse pétrolière, et il n’y a aucun signe de mouvement sérieux autre que des déclarations et des propos, alors que les mesures pratiques sont absentes jusqu’à présent.