SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 5 December 2022, Monday |

Le Liban fait ses adieux à la République de « l’Enfer » avec un vide

Le président Michel Aoun a contredit le contenu de la déclaration de démenti publiée par le bureau du palais présidentiel, sur ce qui a été divulgué sur son intention de signer la démission du gouvernement du président Najib Mikati, en appliquant ses pouvoirs lors de la signature du décret de démission, que certains ont attribué à l’incapacité de son courant à former un gouvernement qui assure la continuité de son courant au sein du gouvernement, renforcé par le récent échange verbal entre le Sérail et Baabda, sources surveillant le mouvement du chef du Courant patriotique libre, l’ancien ministre Gebran Bassil.

La source ajoute que ceux qui ont regardé et accompagné le processus de sortie du Président Aoun , qui s’est accompagné d’une maigre présence confinée sur la place du Palais de Baabda et devant sa maison à Rabieh, où il est entré au son de Zaffa Baalbakiya, comme s’il célébrait les victoires obtenues à cette époque malgré la description réelle de la situation atteinte par le pays et par le chef de la République lorsqu’il considérait que le Liban est dans un « trou stérile » malgré le fait que son courant contrôlait les articulations de l’État avec son allié le Hezbollah.

La tentative du Pacte de s’exonérer de l’effondrement qu’il a atteint et de le jeter sur ceux qui ont contribué à leur nomination, en particulier le gouverneur de la Banque centrale du Liban, et d’échapper à la responsabilité dans le dossier de l’explosion du port de Beyrouth et de le blâmer sur des personnes spécifiques après que la proposition de nommer un juge pour remplacer le juge d’instruction judiciaire a été contrecarrée, alors comment si elle est de couleur « orange », peut-être que les paroles du pasteur de l’Église maronite, le patriarche Mar Bishara Boutros, le pasteur le plus éloquent, sont une expression dans son homélie dominicale, qui a coïncidé avec les préparatifs qui ont été transmis à chaque instant la sortie du convoi du président n’a pas été à la même hauteur, quand il a considéré que « pendant son règne, il a connu le pire existentialisme de son histoire moderne ». Cette phrase résume le mandat de la « Forte Alliance » par ses 6 ans.

Le plus important a été le discours du président aux « oranges » qui ont érigé des tentes qui ne pouvaient être comparées à celle qui couvrait les cours du palais en 1988, car la peinture a changé avec le changement de constantes qui a amené les masses dans et autour d’elle … De la « liberté de souveraineté de l’indépendance » et du désarmement illégal. À l’époque, c’était l’arme du parti des Forces libanaises, mais plus tard, après son retour d’exil, il a fermé les yeux sur les armes du Hezbollah, et a même considéré dans sa récente interview télévisée que sa survie est une raison et que ceux qui parlent de son retrait sont des « opposants politiques », sans préciser les raisons qui nécessitent son maintien à la lumière de l’annonce de son secrétaire général de la fin des alertes extraordinaires et de l’absence d’expressions de la destruction d’Israël et de la libération des fermes de Chebaa après la libération du Liban de ses richesses par l’accord de la dernière semaine du mandat du président Aoun.

Revenant au contenu du mot, le général Aoun est venu à la vie sur le terrain la veille de la fin de son règne en énumérant les titres qu’il se battrait pour obtenir depuis son domicile à Rabieh, bien qu’il les ait annoncés lors d’affrontements gouvernementaux sur les portefeuilles ministériels et les quotas basiliens.

Aujourd’hui l’ère du président Aoun se termine officiellement et il va se consacrer à mener à bien un programme qu’il n’a pas pu réaliser durant son mandat mais l’œil restera grand ouvert en attendant l’ampleur de l’influence du courant après sa sortie du pouvoir ?!

    la source :
  • Sawt Beirut International