SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 7 October 2022, Friday |

Le Liban ne peut contourner ce à quoi il s’est opposé dans la résolution 2650

Le Liban peut-il enregistrer son objection au contenu de la résolution 2650 concernant le rôle de la FINUL et la mise en œuvre de sa mission sans autorisation préalable et sans coordination avec toute autre partie ?

Le Liban peut-il ne pas mettre en œuvre le contenu d’une résolution internationale, alors que le ministre des affaires étrangères et des émigrés, Abdullah Bou Habib, a déclaré que rien ne changera malgré ce qui est énoncé dans la résolution ? Ou bien la mise en œuvre de la résolution 2650 devient-elle comme la mise en œuvre des résolutions internationales précédentes 1559, 1701 et 1680, adoptant un chemin détourné afin qu’aucune confrontation ou problème de sécurité ne se produise sur le terrain. Cette question particulière, concernant la mise en œuvre ou non des décisions, fait l’objet d’une étude de la part des autorités libanaises afin de définir une position actuelle et de communiquer cette position aux principaux pays.

La troisième question est de savoir combien de temps le Liban restera l’otage d’un jeu dangereux mené par le Hezbollah dans le dossier de la « FINUL », tout comme dans celui de la menace de guerre contre Israël dans le dossier de la démarcation des frontières maritimes, où Israël a tiré profit du fait de montrer au monde qu’il est un sujet réellement visé par le « Hezbollah » et qu’il ne déclenche pas la guerre, mais que c’est le Hezbollah qui la déclenche en menaçant Israël.

Les derniers mots du chef du comité de la charia du Hezbollah, le cheikh Muhammad Yazbek, concernant le renouvellement de la FINUL étaient clairs, car il considérait que la clause relative à la liberté de mouvement de cette force faisait d’elle une force d’occupation. Yazbek a-t-il par ces propos autorisé l’affrontement avec ces forces ?

Toutes ces questions font l’objet d’un débat interne au sein de l’autorité, d’autant que l’absence d’autorisation préalable de la force internationale pour mener à bien sa mission n’est pas une violation du chapitre VI, dont relève la décision, comme le considèrent les diplomates des Nations unies à « Sawt Beirut International ». Elle ne remplit pas son mandat stipulé dans la résolution 1701 par la force, mais sans la permission de quiconque.

Les sources ont souligné que la demande faite par le Liban sur ordre du Hezbollah de ne pas noter les résolutions 1559 et 1680 dans le corps de la résolution 2650 était un précédent contre la « campagne internationale pour renforcer le rôle de la FINUL », et qu’elle n’a bien sûr pas été prise en compte, d’autant plus que la résolution 1701 prévoyait les deux résolutions mentionnées.

Les sources ont noté que le « Hezbollah » n’a pas apprécié cette déclaration, car auparavant, la force informait l’armée, et il était connu qu’elle allait effectuer des opérations de recherche quelque part, donc le parti cache toute trace de ses armes ou mouvements armés. Mais maintenant le Hezbollah va s’inquiéter de ses mouvements car il sera surpris par une patrouille de la force internationale, et ce n’est pas ce qui lui convient.

Ce qui lui convient, c’est que la FINUL soit une force touristique qui n’a aucun rôle. On sait que dans la zone d’opérations de la FINUL, cette force est en surface et que les armes se trouvent sous terre.

    la source :
  • Sawt Beirut International