SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 5 October 2022, Wednesday |

Le Liban va-t-il investir sa position dans le dossier ukrainien pour accélérer son soutien?

Malgré la ferme conviction de la position officielle du Liban selon laquelle il condamne la guerre russe contre l’Ukraine et appelle à résoudre le conflit selon la logique du dialogue, puis le vote à l’Assemblée générale des Nations unies accompagné d’une résolution condamnant également la Russie, des sources diplomatiques ont indiqué que le Liban attend, en retour, que l’Occident lui fournisse les équipements de base pour sauver sa situation de l’effondrement car il n’y a pas d’autre moyen pour lui que de s’entendre avec le Fonds monétaire international, qui ouvre ensuite la voie à un véritable soutien international et arabe sur la base des allocations de la conférence « CEDRE ».

Par conséquent, le Liban trouve qu’il est possible d’investir sa position politique et diplomatique positive à l’égard des pays occidentaux et de les soutenir dans leur position vis-à-vis de la guerre russe, afin d’obtenir des facilités pouvant accélérer son bénéfice du soutien du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, ou en faciliter le transit du gaz égyptien et de l’électricité jordanienne par la Syrie, comme les Américains le promettent, sachant que les garanties américaines sur la levée des sanctions correspondantes ont été retardées.

Et aussi dans la question de la démarcation des frontières maritimes sud afin de bénéficier au plus vite des ressources pétrolières et gazières en raison de leur impact effectif sur le trésor public, attirant des devises fortes dans le pays, et rétablissant la confiance internationale dans le Liban, ce qui se traduit par le retour d’investissements de toutes sortes.

Les sources ont noté à « Sawt Beirut International » qu’après la tension des positions à la suite de la déclaration du ministère des Affaires étrangères, qui a principalement obtenu un consensus interne, le Liban a confirmé cette déclaration lors de son vote sur les résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Cela signifie que le Liban évolue sur le plan international et oriente ses positions politiques étrangères dans le sens qui préserve ses intérêts et satisfait les pays qui lui promettent une aide pour sauver son économie. Et il ne peut pas sortir de cette équation malgré les pressions internes qui profitent de la présence d’armes d’un certain groupe pour orienter sa position vers une autre voie, tant les pays occidentaux dont les États-Unis en tête, en plus les États du Golfe sont fortement présents dans le dossier libanais et à n’importe quel événement arabe ou international, ils attendent que Beyrouth décide de ses options.

Il y a des efforts politiques et diplomatiques externes qui surpassent les pressions venant de l’équipe des armes, et il est confirmé que le plein soutien international au Liban est également lié au changement politique. Si le Liban n’arrive pas à trouver une solution aux armements, il doit au moins trouver une solution à ses positions politiques, censées être compatibles avec les tendances internationales.