SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 24 May 2022, Tuesday |

Le papier koweïtien et la « diplomatie intelligente »

Il y a une règle en psychologie sociale qui dit: « L’intelligence a besoin d’intelligence », selon cette règle, l’intelligence se transforme en problème si elle est basée sur le partage qui touche les limites de la stupidité.

Ce qui se passe dans la réalité libanaise, non loin de cette règle, s’est confirmé de plus en plus dans la façon dont le Liban traite officiellement le papier koweïtien selon la logique « à la carte », ce qui signifie que le Liban choisit ce qu’il aime et néglige ce qu’il n’aime pas :

Par exemple, Il choisit la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU et néglige la résolution 1559, comme s’il y avait des murmures à l’oreille de la classe dirigeante que le Liban a le luxe de choisir et de négliger. Mais en échange de cette intelligence, les responsables considère le papier koweïtien comme étant un paquet, soit pris tout, soit négligé.

Il y a une différence entre le discours politique et le discours diplomatique, dans le langage diplomatique utilisé entre les pays, il n’y a pas de place pour un discours qui porte plusieurs sens, pas de termes gris, blancs ou noirs, acceptés ou rejetés.

Le Liban, dans ce système, n’ose pas accepter le papier koweïtien, et la raison en est simplement que la diplomatie libanaise est « prise en otage » par le Hezbollah.
Tant que la résolution 1559 le cible directement, comment peut-il accepter une résolution contre lui ? Tant qu’il est capable de refuser, qui ose rejeter sa demande ?

Le Hezbollah n’a pas attendu la réponse libanaise portée par le ministre des Affaires étrangères Abdullah Bou Habib au cabinet arabe, mais plutôt une réponse à sa manière propre et habituelle en ciblant les forces d’urgence internationales.
Ce « presbytère » est maintenant utilisé par le parti pour envoyer ses messages en prétendant que la confrontation est avec les habitants des villes et non avec lui ! Cette affirmation n’affecte certainement personne, en particulier les dirigeants des forces d’urgence, qui se contentent de les signaler et de les envoyer au siège de l’ONU à New York, ils savent maintenant à l’avance quelle sera la position officielle libanaise selon laquelle « le gouvernement libanais a ouvert une enquête sur l’incident ».

Ce chant du presbytère n’est plus crédible, et depuis près d’un mois maintenant, les forces d’urgence ont été soumises à trois attaques, qui ont été accueillies par l’autorité officielle avec une brève déclaration soulignant « la condamnation et la confirmation de l’ouverture d’une enquête », l’incident passe et le sort de l’enquête n’est pas connu!

Mais le Liban doit anticiper une décision que les pays participant aux forces d’urgence internationales peuvent prendre, à savoir, se retirer de leur participation à ces forces, alors la situation dans le sud du Liban sera révélée selon toute probabilité, et alors que fera le gouvernement ?Continue-elle d’utiliser la « diplomatie intelligente » ?

    la source :
  • Sawt Beirut International