SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 9 December 2022, Friday |

Le parti a confié la tâche à Berri… Bassil hors comptes et Franjieh?

Après la dernière session pour élire un nouveau président de la république, le Hezbollah est allé analyser les chiffres et trier les avis, et malgré les 63 livres blancs que le parti et ses alliés ont remportés, il est parfaitement conscient qu’il n’est pas possible d’obtenir ce nombre en cas de nomination du chef du Courant patriotique libre, le représentant Gibran Bassil ou du chef du mouvement Marada Suleiman Franjieh, qui ne veut pas de Franjieh et refuse de lui accorder les voix du « Liban fort ».

En outre, Franjieh pourrait recourir à ne pas voter pour Bassil, malgré la difficulté de la nomination du parti pour Bassil.

Dans ce contexte, des sources parlementaires fidèles confirment que le parti n’est pas prêt à nommer Bassil, car il est un facteur de provocation pour son allié, le président du Parlement Nabih Berri devant les opposants.

C’est une figure sanctionnée par les États-Unis qui ne peut pas jouer le rôle du président que veut le Hezbollah, c’est-à-dire tenir les articulations du dialogue avec les pays amis et hostiles, et il ne pourra pas être l’image cachée du parti dans les forums internationaux.

Les sources ont ajouté au site « Sawt Beirut International » que Franjieh ne récoltera pas les votes du bloc de Basile, et que Bassil, à son tour, ne gagnera pas la confiance du bloc de Berri.

Dès lors, l’équation est difficile et nécessite un règlement ou un accord entre les partis politiques pour délivrer une personnalité consensuelle, et cette approche a été convaincue par le parti, et a confié la tâche de la mettre en œuvre à Berri.

Les sources confirment que le Hezbollah a informé Bassil après la dernière session que l’option du Hezbollah est de s’entendre sur un président non provocateur, lui demandant d’aider à élire un président aux qualités non provocatrices. Quant à Franjieh, il lui a été demandé d’attendre le résultat de la scène présidentielle se précise.

Les sources soulignent que le Hezbollah travaille sur l’équation du temps qui passe pour que mûrisse l’idée d’un président extérieur au club des provocateurs, et donc qu’il travaille à récolter les voix nécessaires à cette tâche, qui ne semble pas impossible, et c’est jusqu’à maintenant.

Lui et Berri tentent de persuader les députés du Rassemblement démocrate de procéder à ce règlement, surtout après que le chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, a annoncé à plusieurs reprises qu’il était avec un président extérieur au camp des 14 et 8 mars.

A partir de là, poursuivent les sources, le parti tente de compenser les votes du bloc Liban fort par les votes du Rassemblement démocrate, en plus de certains votes de représentants indépendants.

    la source :
  • Sawt Beirut International