SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 4 December 2022, Sunday |

Le Qatar évalue les efforts de Zaki avant d’envoyer son ministre des Affaires étrangères

Le Secrétaire général adjoint de la Ligue des États arabes, l’Ambassadeur Hossam Zaki, a transmis au Secrétaire général de la Ligue, Ahmed Aboul Gheit, un rapport détaillé sur sa visite lundi dernier au Liban et les discussions qu’il a eues avec des responsables libanais.

Son rapport comprenait, selon des sources diplomatiques, l’affirmation par les dirigeants libanais des meilleures relations avec le Golfe, notamment l’Arabie saoudite.

Mais sans qu’aucun progrès ne soit réalisé quant à la mise en œuvre de la vision que Zaki a apportée à Beyrouth, notamment en ce qui concerne la démission du ministre de l’Information Georges Kordahi, comme point d’entrée pour discuter d’une solution.

En effet, les contacts pris au cours des dernières heures avec Kordahi n’ont suscité aucune réponse de sa part, qui a été son refus de démissionner à nouveau, ce qui a conduit à une impasse dans la situation actuelle.

Des sources de la présidence ont confirmé à « Sawt Beirut International » que Qardahi ne veut pas démissionner, et qu’il est difficile de le licencier et de le remplacer par quelqu’un d’autre.

La raison en est que son licenciement entraînera un gros problème dans le pays. Les sources ont indiqué que Zaki discutera avec des responsables saoudiens du résultat de sa visite à Beyrouth.

Il avait pris contact avec eux avant son arrivée au Liban et avait obtenu leur approbation pour entreprendre l’entreprise. Maintenant, il y a une attente pour la réaction mais rien de nouveau.

Les sources expriment leur conviction que tous les pays du Golfe n’accepteront pas une escalade supplémentaire avec le Liban, compte tenu des conditions réelles qui prévalent dans la situation libanaise, bien qu’ils aient déclaré que si les États du Golfe voulaient une escalade, ils pourraient le faire.

Les sources ont souligné que le gel éventuel de l’adhésion du Liban à la Ligue arabe n’a pas du tout été discuté, ni de près ni de loin, et la question n’est pas sur la table.

Les sources se demandaient comment l’adhésion du Liban serait gelée et la Syrie reviendrait à la Ligue.

Les sources n’écartent pas la possibilité que Kordahi, de son propre chef, après avoir procédé à une évaluation de la situation, prenne la décision de démissionner.

Les sources ont révélé que le Liban n’a reçu aucune information sur une visite du ministre des Affaires étrangères du Qatar la semaine prochaine, et que le Qatar procédera à une évaluation des résultats de la visite de Zaki à Beyrouth avant de décider d’envoyer son ministre des Affaires étrangères.

Car si le ministre du Qatar vient, et que rien ne résulte pratiquement de la visite, alors les choses deviendront plus dangereuses, et le Qatar examinera attentivement ses démarches avant de les prendre.

Des sources diplomatiques arabes disent que malgré la position unanime des Arabes et du Golfe selon laquelle le « Hezbollah » travaille à éloigner le Liban de ses frères arabes, il existe deux points de vue sur la façon de gérer la crise du Liban avec le Golfe.

Le premier est la nécessité de réformer au plus vite les relations libano-golfes, afin que l’éloignement du Golfe du Liban ne constitue pas une incitation pour l’Iran à prendre plus de contrôle sur le Liban et à accroître son contrôle sur sa décision.

La seconde est la nécessité pour le Golfe d’achever la tendance à l’escalade qu’il a prise envers le Liban pour faire pression sur ses responsables pour qu’ils respectent la souveraineté de leur pays, respectent sa libre décision et œuvrent pour limiter l’influence et le contrôle du Hezbollah sur le pays.

Un député éminent opposé à l’Iran, dans sa tentative de contrôler le Liban, dit que l’échec à résoudre le problème avec le Golfe est dû au fait que l’autorité est à un endroit et le gouvernement est à un autre.

Et si le pouvoir était dans le gouvernement, la décision aurait été prise de manière souveraine.

Le ministre Kordahi aurait été limogé et le Hezbollah aurait été mis à part.

Il aurait également élaboré un plan intégré pour faire face à la situation dans le Golfe. Ainsi, jusqu’à présent, le Premier ministre a pu faire plus que souhaiter la démission de Qardahi.

L’autorité est indivisible, et elle doit jouir d’une décision, mais ce qui se passe maintenant est une farce.

Le problème aussi au Liban, selon des sources diplomatiques, est l’absence d’arbitre dans tout conflit interne si l’on revient à la référence de la constitution.

Dans le système présidentiel, le Président de la République décide de la solution. Dans une vraie démocratie, la minorité est subordonnée à la majorité.

Quant au système consensuel, la solution requiert le consentement de tous les partis et sectes. Cela s’ajoute au fait que dans un régime dictatorial, le dirigeant est le plus fort et c’est lui qui prend les décisions.