SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 29 September 2022, Thursday |

Le recours au chapitre VII pour mettre en œuvre les décisions concernant le Liban n’est pas actuellement sur la table

Au moment où le Liban appelle à une solution pacifique au problème entre la Russie et l’Ukraine, la voix internationale s’élève progressivement sur la nécessité de mettre en œuvre les résolutions internationales, de tenir des élections à temps et de mener de véritables réformes.L’initiative koweïtienne, la déclaration du Conseil de sécurité et la déclaration conjointe Europe-Golfe… L’incapacité à achever la mise en œuvre des résolutions et la réticence persistante du Liban à recommencer une véritable réforme seront-elles de la responsabilité du Conseil de sécurité de l’ONU?

Des sources diplomatiques éminentes disent qu’il existe plusieurs voies au Conseil de sécurité, qui sont les suivantes:

Premièrement, il y a le communiqué de presse, qui porte une position morale générale, mais il est publié sans l’objection d’aucun des quinze États membres du Conseil de sécurité.
Et il y a la déclaration du président du Conseil de sécurité, qui s’inspire des résolutions internationales, car il considère que la situation exige une déclaration de sa part.
Ensuite, il y a la déclaration publiée par le Conseil de sécurité après sa réunion en session de consultation informelle, où il ne peut pas prendre de décision.
Et il y a la session officielle du Conseil de sécurité, où il peut émettre l’une des deux décisions: la première, sous le chapitre VI, c’est-à-dire dans le cadre du maintien de la paix, et des efforts diplomatiques. La seconde est une décision en vertu du chapitre VII, c’est-à-dire l’utilisation de la force pour imposer la paix.

Actuellement, la présence de la force internationale opérant dans le sud dans le cadre de la résolution 1701 est pour le maintien de la paix et non pour l’imposer par la force. Le chapitre VII ne peut être utilisé qu’en cas de fortes pressions internationales. Le communiqué de presse peut également préparer le terrain pour une décision en vertu du chapitre VI.

Et les sources disent qu’il y a des décisions globales et complètes sur le Liban, pourquoi la recherche de nouvelles décisions. Des décisions sont prises, mais elles doivent être mises en œuvre. Maintenant, les pressions internationales visent à rappeler les résolutions et l’importance de travailler à leur mise en œuvre, car c’est dans l’intérêt du Liban, et il ne vise pas jusqu’à présent à travailler pour une nouvelle résolution du Conseil de sécurité. Toute nouvelle sera seulement si la communauté internationale le juge nécessaire, par le recours au chapitre VII si les responsables au Liban continuent de ne rien faire de concret pour le faire sortir de sa crise.

Les sources indiquent que ni la Russie ni la Chine ne faciliteront toute tendance occidentale à recourir au Conseil de sécurité concernant le dossier libanais. A leur tour, les deux pays recourront à l’usage du veto, car ils évitent le chapitre VII et le jugent coûteux.En outre, l’escalade des relations ouest-russes sur le dossier ukrainien au cours de cette étape affectera négativement toute coopération éventuelle entre les deux parties sur diverses questions.

Les sources mentionnent que lorsque les résolutions internationales ont été publiées concernant le Tribunal spécial pour le Liban chargé de juger les criminels de l’assassinat du Premier ministre martyr Rafic Hariri et de ses compagnons et d’autres responsables, la Russie a joué un rôle atténuant dans le ton des résolutions ou la jusqu’où ils pourraient atteindre.

Toutes les résolutions internationales sur le Liban exigent, en plus de la volonté nationale que doivent avoir toutes les parties libanaises, un consensus international-régional pour leur mise en œuvre. Et tout autre moyen interne ou externe qui mène à une guerre ne sera choisi par personne.

    la source :
  • Sawt Beirut International