SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 30 September 2022, Friday |

Le soutien électoral de Nasrallah à Bassil vise à maintenir le Liban lié à l’axe de l’opposition et aux options de Téhéran

Alors que la date des élections approche le 15 mai, il devient clair jour après jour à quel point la popularité du Courant patriotique libre (CPL) a baissé dans la plupart des circonscriptions électorales, en particulier celles qui constituaient une importante colonne vertébrale pour lui. La crise sociale et économique dont souffre l’ensemble du peuple libanais, et dont les responsables sont principalement le président « fort » Michel Aoun et son successeur, Gebran Bassil, affecte la base du CPL, comme d’autres segments de la société libanaise. Par conséquent, le mouvement tente par tous les moyens d’exploiter son alliance avec le « Hezbollah » pour recueillir le plus grand nombre de voix des électeurs chiites dans certains districts. Le Hezbollah, par son alliance avec le CPL, cherche à maintenir la couverture chrétienne pour lui et son projet en contrôlant les principales articulations de l’État, et le Hezbollah a travaillé de toutes ses forces pour aider le CPL à obtenir un bloc politique fort dans le nouveau parlement.

Dans ce contexte, des sources politiques éminentes indiquent à « Sawt Beirut International » que Nasrallah s’efforce, en coopération avec ses alliés, menés par Michel Aoun, de freiner les forces politiques et d’éliminer la ligne nationale arabe souveraine et indépendante, et de s’éloigner des politiques qui ressemblent au Liban civilisé, ouvert et diversifié. Les sources refusent également de lier l’avenir du pays aux décisions prises par Nasrallah, qui cherche également à avoir le contrôle de la décision en choisissant le prochain président de la république afin de contrôler complètement la décision des Libanais pour mettre en œuvre l’agenda perse. De là, il cherche à soutenir son allié Bassil pour que le Liban reste lié de manière progressive et dangereuse à l’axe de l’opposition et aux options régionales et internationales de Téhéran.

Des sources politiques confirment que les prévisions pour les prochaines élections indiquent une défaite retentissante pour le « Courant patriotique libre ». De là, Bassil, par sa connaissance de cela, a essayé et essaie encore de diverses manières de travailler de façon indirecte pour reporter les élections afin de pouvoir travailler à redresser sa situation. En particulier en ce qui concerne le vote des expatriés, il tente toujours de l’éliminer, mais les sources indiquent que ce n’est pas possible, car les yeux de la communauté internationale sont fixés sur cette question, en particulier sur la question du vote des expatriés avec l’apparition d’obstacles logistiques à leur vote dans certains continents et pays, notamment en ce qui concerne la définition des lieux de vote éloignés de leur résidence et la dispersion des bureaux de vote pour les membres d’une même famille, ce qui entrave leur participation à ce droit, et les sources soulignent que cette question semble être intentionnelle étant donné que le ministère des Affaires étrangères travaille pour servir Bassil et son équipe politique, mais il semble une fois de plus que l’obstruction de Bassil sur la question du vote sera résolue, surtout après la pression des expatriés dans ce sens et par des contacts vigoureux pour traiter cette question.

D’autre part, les sources ont moqué l’attaque indirecte que le président Aoun a lancée depuis l’édifice patriarcal lors de la fête de Pâques contre le duo chiite, affirmant : « Michel Aoun est en train de délirer depuis le début de son règne. Il fait alliance avec le Hezbollah et essaie ensuite de dire aux États-Unis et à d’autres pays qu’il n’est pas d’accord avec sa politique, alors que ses listes électorales et celles de Gebran Bassil profitent partout des voix du Hezbollah par une décision de Hassan Nasrallah et de Téhéran personnellement. »

Après tout ce qui précède, les élections restent un point important pour choisir qui est le meilleur et le plus qualifié pour accéder au Parlement, et ainsi pour que le changement désiré ait lieu tout en préservant la nature du Liban arabe et non pas du Liban perse. Par conséquent, chaque électeur devrait bien réfléchir avant de déposer son choix, qui est représenté par un papier dans l’urne.

    la source :
  • Sawt Beirut International