SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 28 November 2022, Monday |

Le temps des cadeaux de Bassil au Hezbollah est fini

L’expression « rétablir les droits des chrétiens » n’avait plus sa place dans les discours de l’ancien ministre Gebran Bassil. Elle a été remplacé par le « contrôle pénal » et la lutte contre la « corruption » et le renversement du gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salameh, responsable du gaspillage des dépôts des Libanais. Il a oublié que le processus de soutien qui était dépensé avec l’argent des déposants se déroulait au sein du Conseil des ministres dans lequel ils possédaient la majorité et agissaient en faveur de la contrebande par les points de passage illégaux vers la Syrie et atteignaient certains pays arabes et européens, selon une source spéciale de « Sawt Beirut International ».

La source ajoute que Bassil a commencé sa campagne électorale tôt, après avoir chargé son équipe de préparer des sondages sur les sièges qu’il remporterait aux élections de 2022. Le résultat était alarmant, il a donc commencé à travailler à mettre des obstacles afin de retarder son amertume en s’opposant à élire des expatriés pour les 128 sièges et à les garder sur les 6. Il a tenté de s’opposer à sa conduite le 15 mai, et a obtenu le même résultat qu’avant malgré son recours à la décision du Conseil constitutionnel d’accepter le recours présenté par son bloc.Il a donc eu recours au ministère des Affaires étrangères dirigé par le ministre aouniste, Abdallah Bou Habib, et les obstacles tombaient sur les bureaux de vote dans les pays où le vote des expatriés menaçait son mouvement.La surprise a été la forte participation contre celui qui a conduit le pays vers « l’enfer ».

À l’approche des éléctions du 15 mai, le rythme du discours de Bassil sur la question du gaspillage de l’argent des déposants a augmenté, à un moment où il était confronté à d’autres dilemmes liés aux alliances qu’il a forgées en 2018. Il n’avait d’autre choix que de se calmer sur la ligne du « Mouvement Amal », car il a besoin de leurs voix, et de même pour l’ancien ministre Suleiman Franjieh. Grâce aux efforts du secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah, ils se sont réunis autour d’un Iftar à Haret Hreik ce qui a calmé Franjieh, qui était déterminé à faire tomber Bassil par l’intermédiaire de Gilbert Chagoury, qui avait quitté l’Axe aouniste plus tôt, selon la source.

La source estime que les résultats obtenus par le «courant», même s’il «s’est réjoui et dansé pour lui», ont commencé à se dévoiler dans plus d’un district, notamment dans le nord, qui l’ont amené au parlementaire avec le soutien de son allié « Hezbollah » et par l’intermédiaire de l’élu, Mohammad Yehya, qui a été député pendant toute la tutelle syrienne et dispose d’un nombre total de voix à l’intérieur Syrie comparable à celles qu’il récolte dans la plaine du Akkar.

La source conclut qu’une simple lecture de certains des résultats, montre qu’à Jezzine, l’élue Ghada Ayoub a pu avoir des votes qui sont proches de ce qui a été recueillis par Amal Abu Zayd et Ziyad Aswad et au Maten le total des votes pour Ibrahim Kanaan et Wadi Maalouf, a égalé celui obtenu par l’ancien ministre Melhem Riachy. Ici, force est de constater que Bassil a perdu tous les papiers qui faisaient de lui un allié du « Hezbollah » et ne pouvait plus offrir de cadeaux à son allié des droits des chrétiens.