SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 28 November 2022, Monday |

Le tiers de blocage entre Beyrouth et Doha et Bagdad

Ce qui se passe en Irak révèle que l’approche du « tiers de blocage » est une « stratégie iranienne » qui a été testée avec succès au Liban.

Et maintenant, il est appliqué en Irak, où l’on parle de « la naissance du tiers bloquant importé du modèle libanais ».

Et ils poursuivent:« A cause du tiers de blocage, le pays va entrer dans un vide constitutionnel, du fait de l’incapacité de tout parti à recueillir les deux tiers des voix ».

La théorie du « tiers de blocage » promue ces jours-ci par les forces chiites du « cadre de coordination », repose sur l’idée que la session parlementaire ne peut être tenue de voter sur la position du président de la république, si les deux tiers le quorum n’est pas atteint, soit 220 députés sur 329.

Dans le sens où la minorité politique perdante peut monopoliser la décision parlementaire, et perturber son travail et les échéances constitutionnelles, dont l’élection du président d’une part et d’autre part le choix du Premier ministre qui est le plus grand bloc.

Le modèle du tiers de blocage, utilisé de nos jours en Irak, était auparavant utilisé au Liban sur plus d’une station:

Le tiers de blocage, a fait échouer le gouvernement du Premier ministre Saad Hariri en 2011, alors qu’il était d’accord avec le président américain Barack Obama.

Il est entré au gouvernement et a quitté un ancien Premier ministre parce que le «tiers obstructif» a fait échouer son gouvernement en annonçant la démission de dix ministres de la maison du général Michel Aoun à Rabieh.

Et à eux s’est ajouté le ministre Adnan Al-Sayyid Hussein, qui était censé être le «ministre du roi», alors il a quitté le «trône» et a rejoint le tiers de blocage.

Depuis cette date, aucun gouvernement n’a été formé au Liban sans le tiers de blocage, que le secrétaire général adjoint du Hezbollah, Sheikh Naim Qassem, appelle le «tiers garant» (ce qui signifie s’assurer qu’aucune décision n’est prise que le tiers de blocage, c’est-à-dire le Hezbollah, ne d’accord avec).

Il y a un récit qui dit que le tiers de blocage a été «convenu» à la conférence de Doha après «l’invasion» de Beyrouth par le Hezbollah en mai 2008, qui a conduit au soi-disant «accord de Doha» qui a conduit à l’élection du général Michel Suleiman comme président de la République.

Mais il n’y a pas de données pour prouver cette « affirmation », car parler d’un « accord » à Doha sur le tiers de blocage signifie une violation claire de l’accord de Taëf, qui est devenu une constitution.

Ce qui se passe en Irak prouve que le « tiers bloquant » est une innovation chiite, venue d’Iran, avec la preuve que l’intimidation du tiers de blocage en Irak aujourd’hui n’est pas le résultat d’un accord à Doha.

C’est ainsi que l’Iran essaie de s’emparer de la décision irakienne par le biais du tiers de blocage », tout comme il le fait au Liban depuis 2008 et le fait toujours.

Soit l’ensemble du gouvernement, comme c’est le cas aujourd’hui, soit tiers de blocage, comme cela a été le cas des gouvernements successifs depuis le gouvernement post-accord de Doha.