SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 30 November 2022, Wednesday |

Le vide est inévitable…Et « Son Excellence » insiste pour ignorer la constitution !

Un vide s’étend à un autre vide… et les Libanais font face à de nouvelles disputes politiques et à une jurisprudence constitutionnelle, deux jours et le pays entrera dans le tunnel de vide présidentiel, qui rejoindra à son tour le sombre réseau interne de tunnels. Le « gouvernement de Mikati » gérera-t-il les affaires du pays selon la constitution ou selon le chaos ?

Le premier de novembre, il n’y a pas de président élu à Baabda ni de prolongement pour ce dernier, et selon le président actuel et son gendre, il n’y a pas de premier ministre intérimaire jusqu’à nouvel ordre ou jusqu’à la réalisation des ambitions perturbatrices de Bassil, ce qui signifie qu’il est absurde pour les Libanais de se sortir de leurs tragédies actuelles s’ils ne comptent pas sur eux-mêmes pour gérer leurs propres affaires.

Mais ce que Bassil ne sait pas ou ignore, c’est que la signature d’Aoun acceptant la démission du gouvernement n’a pas une grande influence car ce gouvernement est un gouvernement intérimaire et il a été considéré comme démissionnaire depuis l’élection d’un nouveau parlement. Il est constitutionnellement et légalement chargé de diriger le pays si un autre gouvernement n’est pas formé à la fin du mandat de Son Excellence le Président.

La publication par le président Michel Aoun d’un décret acceptant la démission du gouvernement intérimaire sans le joindre au décret de formation d’un nouveau gouvernement est absolument nulle, car après le vide à la présidence de la république, il supprime l’autorité exécutive sans laquelle l’État n’existe pas car elle supervise le travail de toutes les agences de l’État, y compris les départements et les institutions.

La coutume constitutionnelle établie oblige le Président de la République à émettre deux décrets simultanés. Le premier est signé unilatéralement pour accepter la démission du gouvernement intérimaire et le second est signé avec le président désigné pour annoncer officiellement la formation d’un nouveau futur gouvernement afin d’assurer la continuité du pouvoir exécutif. Le gouvernement exerce les pouvoirs du président par intérim au cas où le poste de président devient inoccupé et que le gouvernement intérimaire continue après sa démission ou considéré comme démissionnaire.

Sur la base de ce qui précède, l’existence d’un gouvernement, qu’il soit imminent ou chargé de conduire les affaires, jusqu’à ce qu’un nouveau gouvernement soit formé, est un élément impératif pour la continuation de l’État. Quant à l’intransigeance de l’illégalité de la conduite des affaires de ce gouvernement jusqu’à l’élection d’une personne à la présidence, fera tomber le pays dans un coma « complet », dont le sort n’est pas clair et ne promet pas de bonnes choses.

Le vide présidentiel est un destin inévitable compte tenu de l’incapacité à se mettre d’accord sur l’identité d’un président et de l’impossibilité de l’élire avec une majorité claire qu’aucune des composantes du conseil ne possède. Quant au vide gouvernemental délibéré, le projet de dialogue préparé par le président Berri contribue-t-il à raccourcir la période d’attente coûteuse !

    la source :
  • Sawt Beirut International