SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 21 October 2021, Thursday |

L’Egypte affronte la Turquie en Libye

Les propos du président égyptien Abdel Fattah El-Sisi sont venus à point nommé à tous les niveaux, régional, arabe et même mondial. La protection des frontières arabes de la République arabe d’Égypte est une question qui appelle à la sonnette d’alarme concernant l’intervention illégale de la Turquie en Libye, en plus du soutien du régime du président turc Recep Tayyip Erdogan au gouvernement d’entente nationale des Frères musulmans à Tripoli.

Il n’était pas surprenant de voir la réaction arabe en faveur de la position du Caire par les pays arabes qui soutiennent le dialogue pacifique et la voie des négociations en Libye, comme l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, ainsi que Bahreïn.

Parce que Riyad et Abou Dhabi, avec le Caire, sont les gardiens de la sécurité nationale arabe, et les dirigeants de ces pays ont toujours dit leur mot concernant les mouvements turcs impurs sur les terres arabes sous occupation turque directe, comme la Syrie, l’Irak et la Libye.

Le discours du président égyptien a ouvert une nouvelle page de la solidarité arabe et de l’importance d’activer le système de défense arabe commun, à un moment où l’Occident et l’Orient mettaient en garde contre la poursuite du conflit arabo-turc.

Parce que les illusions ottomanes ratées d’Erdogan sont des rêves expansionnistes et une fuite en avant des crises à l’intérieur de son pays, qui souffre de la pression européenne, de l’isolement arabe et des sanctions américaines, qui ont conduit à l’effondrement de la livre turque et à la détérioration de l’économie locale à ses plus bas niveaux.

La position des tribus libyennes, ainsi que du parlement élu et des forces armées libyennes dirigées par le maréchal Khalifa Belqasim Haftar, était conforme à la vision égyptienne et aux tendances arabes, en particulier celles du Golfe, et rejetait catégoriquement les tentatives d’Erdogan de recycler Les milices des Frères musulmans dans la région occidentale de la Libye.

Et si les événements en Libye nous rappellent l’époque de la tempête décisive que l’Arabie saoudite a lancée il y a des années dans le cadre d’un partenariat stratégique avec les Émirats arabes unis et le reste des pays de la coalition arabe afin de libérer le Yémen du coup d’État des Houthis soutenu par l’Iran.

La coordination « remarquable » entre le régime d’Erdogan en Turquie et le régime de Wali al-Faqih à Téhéran, appelle une nouvelle fois à « intensifier les efforts », afin de cristalliser une prise de position arabe sérieuse qui met fin à ces ambitions souhaitées.

Et les Arabes ne seront pas comme la Turquie et l’Iran le croient, parce que la déclaration égyptienne a prouvé la nature de la fermeté arabe et l’unité du destin de l’océan au golfe Arabique.

Les citoyens arabes et leurs gouvernements en ont assez du phénomène turco-iranien, qui étend les groupes terroristes et les gangs extrémistes, tels que ISIS, Al-Nusra, Al-Qaida, Al-Houthi et Hezbollah, sans parler des Frères musulmans.