SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 27 September 2022, Tuesday |

Les Aounistes sont à Bkerké en échange du dernier avertissement au maître de l’édifice

La relation entre Bkerké et les anciens présidents de la république n’était pas la même qu’aujourd’hui avec l’actuel président Michel Aoun et le patriarche Mar Bechara Boutros Al-Rahi.

Les positions du patriarche, que ce soit dans ses sermons ou ses prises de position à la suite de ses visites au palais de Baabda, sont l’expression la plus fidèle de l’absence de consensus dans les attentes et les positions, notamment concernant les armes du Hezbollah et la neutralité du Liban face aux conflits des axes, selon à une « source spéciale pour Voice of Beirut International ».

Si l’on remonte avant l’élection d’Aoun à la présidence de la République et les relations avec Bkerké, notamment à l’époque du patriarche Mar Nasrallah Boutros Sfeir, les relations n’étaient pas meilleures et Sfeir était considéré comme un parti.

Il a été insulté par les groupes du « mouvement aouniste », et lui, Sfeir, a reçu la « gloire du Liban ». Et s’il était un patriarche, sur Antioche et le reste de l’Orient?

La source ajoute qu’il est possible de faire plusieurs observations, à commencer par le spectacle de la participation du président Aoun à l’enterrement du Christ à Kaslik, qui s’est transformé en un enterrement pour les aounistes, auquel les aounistes ont assisté avec tous leurs représentants, et la tristesse et la morosité. apparaissaient sur leurs visages.

Alors que les traits du président Aoun étaient dominés par l’inquiétude et l’agitation quant au sort de son gendre, l’ancien ministre Gibran Bassil, qui côtoyait son oncle aux premiers rangs.

Les participants sont maintenant prêts à présenter leurs condoléances, pour un bloc qui a perdu beaucoup de ses colonnes qui ont formé des listes séparées et menace le petit pourcentage que le « Mouvement patriotique libre » cherche à préserver.

Aussi, la nomination de l’ancienne ministre de l’Energie, Nada Al-Bustani, n’est rien d’autre qu’un poids érodé par les promesses du 24/24 qui ont produit une dette de plus de 40 milliards de dollars et une valeur ajoutée de la pollution et l’obscurité presque totale.

Quant à la participation du président Aoun à la glorieuse messe de Pâques, il n’était pas dans un meilleur état, d’autant plus que sa présence durant son mandat a été intermittente, mais sa participation hier à l’approche des élections.

Lequel a rassemblé derrière lui la majorité des aounistes aspirant candidats à rejoindre la place Nejmeh après avoir légalisé leurs visites à l’édifice.

Mais le sermon du Patriarche a suffi à leur répondre, en lançant la dernière mise en garde contre l’arrivée d’une majorité opposée à la souveraineté libanaise, et en adressant de multiples messages, clairs pour ceux qui les visaient quand, a-t-il souligné, la nécessité de « mettre mettre fin au fait accompli dont souffre le peuple, marginaliser l’Etat légitime et éparpiller son unité.

La source conclut que le chef du Mouvement patriotique libre, l’ancien ministre Bassil, cherche à utiliser tous les moyens pour éviter les pertes attendues en termes de diminution du nombre de membres dans son bloc.

Si nécessaire, une courte trêve sera adoptée pour satisfaire l’audience du « mouvement », qui, avec la foule du « Hezbollah », constituera dans certaines régions un levier pour compenser les pertes dans les circonscriptions à majorité chrétienne.