SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 12 August 2022, Friday |

Les cinq principaux pays du Conseil de sécurité soutiennent le renouvellement de la FINUL pour assurer la stabilité dans le sud

Le Liban se prépare à la prolongation de la force internationale opérant dans le sud « FINUL » (Force intérimaire des Nations unies au Liban) dans le cadre de la résolution 1701 pour la 16ème fois consécutive, car le mandat de la force se termine le 31 août prochain. Le Liban a donc soumis sa demande officielle aux Nations Unies pour renouveler cette force pour une nouvelle année, sans changer son nombre et sa mission.

Le Liban a espéré dans cette demande, selon des sources diplomatiques, que la résolution qui sera émise par le Conseil de sécurité de l’ONU sur cette question inclura la poursuite de l’assistance fournie par la « FINUL » à l’armée libanaise, comme cela a été fait dans la décision de prolonger la force pour l’année 2021 et pour une période de six mois. Les sources s’attendaient à ce que cette demande soit l’un des axes des négociations entre les États du conseil sur le texte de la résolution, qui précède le vote sur cette dernière quelques jours avant la fin du mandat de la force. Les sources s’attendent également à un soutien continu à l’armée, qui est considérée comme l’un des points bénéficiant du soutien international car elle assure la stabilité au Liban.

Les sources n’excluent pas que certaines parties à l’intérieur du Liban, ou d’Israël, aient l’intention de détériorer l’atmosphère au sud jusqu’à l’extension de la force, dans le but de transmettre divers messages politiques qui ne concernent pas seulement les négociations sur la prolongation, mais aussi ce qui se passe dans les contacts diplomatiques sous les auspices de Washington et sa médiation, sur la question des négociations indirectes entre le Liban et Israël sur la démarcation des frontières maritimes.

Les trois drones lancés par le « Hezbollah » en direction du champ de « Karish » ne sont qu’un exemple de ce qui peut se passer dans la phase intermédiaire de la publication de la résolution du Conseil de sécurité sur la prolongation. Ces événements s’ajoutent à la transmission au Conseil de sécurité, par le Liban et Israël, de ce qu’ils appellent des attaques et des violations de la résolution 1701.

Les sources ont indiqué que la France préparera un projet de résolution pour la prolongation et le soumettra au Conseil de sécurité. Elle est considérée comme le principal défenseur et porteur des questions du Liban au sein du Conseil. Notant que les cinq membres permanents du Conseil ont informé le Liban de leur acceptation de la prolongation de la FINUL et que la question se déroulera sans obstacles, car la force internationale contribue à la stabilité dans le sud.

Et il n’y a aucun changement dans l’équation qui régit cette stabilité, qui doit se poursuivre jusqu’à la suppression de toutes les questions qui l’entravent.

Les Etats appellent le Liban et Israël à achever la mise en œuvre de la résolution 1701, et seule la clause de cessation des hostilités a été mise en œuvre jusqu’à présent. Des points restent en suspens, notamment le désarmement des milices libanaises d’une part, et l’arrêt des violations israéliennes d’autre part.

On s’attend à ce que Washington, au stade des négociations au sein du Conseil de sécurité sur l’adoption de la nouvelle résolution, soulève la question du renforcement du rôle de la FINUL dans sa zone d’opérations et du renforcement de son rôle concernant le contrôle et le transfert des armes.

Cependant, dans le cadre de son travail, la force met en œuvre les dispositions de la résolution 1701, qui relève du chapitre VI. Et tout rôle supplémentaire de la force dans la lutte contre les armes doit relever du chapitre VII de la Charte des Nations unies.

    la source :
  • Sawt Beirut International