SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 28 October 2021, Thursday |

Les coulisses de la visite de Duquesne à Beyrouth

Les États-Unis poursuivent leurs contacts avec la France, les pays arabes et les parties influentes, dans le cadre des efforts visant à former un gouvernement qui met en œuvre des réformes permettant au peuple libanais d’atteindre ses objectifs et de mettre fin aux souffrances humaines. Ils ont demandé, selon des sources diplomatiques bien informées, à « Sawt Beirut International » à toutes les parties libanaises d’éviter de poursuivre la politique de la corde raide et d’œuvrer rapidement à la formation d’un gouvernement et à l’achèvement des élections parlementaires dans les délais prévus afin de préserver le caractère démocratique du pays.

Par conséquent, il n’y a pas de soutien financier ou structurel sans un gouvernement efficace et engagé à cent pour cent dans les réformes, et il n’y a pas d’autre espoir que celui-là. Tous les pays sont affectés par la situation humanitaire et sociale que le pays a atteint, de sorte que si les choses continuent comme elles le font, toutes les parties perdront le pays et pas une seule. Par conséquent, les contacts internationaux-arabes se concentrent sur la recherche d’une solution, pas nécessairement par le biais d’un gouvernement, mais par le biais d’une aide, ou d’une administration, qui entreprendra l’assistance de manière temporaire, afin de réduire le temps jusqu’à atteindre le stade d’une grande solution, si un gouvernement n’est pas formé.

Dans ce contexte, la visite de l’envoyé français, l’ambassadeur Pierre Duquesne, au Liban, qui arrivera cet après-midi, mercredi, se poursuivra pendant deux jours, au cours desquels il examinera le bilan du soutien international au peuple libanais, et le soutien supplémentaire nécessaire à ce peuple. Il rencontrera des représentants des secteurs économiques, de la société civile et des organisations internationales qui apportent un soutien supplémentaire, et ce en vue de la préparation de la troisième conférence de soutien au peuple libanais, que la France invitera à se tenir dans la seconde moitié de ce mois de juillet.

Les sources disent que les Américains et les Français veulent approfondir la compréhension et la coordination entre eux concernant le dossier libanais, et il y a une coordination complète au niveau des deux pays et de leurs ministères des affaires étrangères, et au niveau de leurs ambassades à Beyrouth. Il s’agit d’une coopération bilatérale pour le bien du dossier libanais et d’un effort des deux parties pour envisager la solution à la crise libanaise dans la même direction. En parallèle, les diplomates américains et français jouent un rôle important au niveau arabe, car ils connaissent parfaitement la position arabe vis-à-vis du Liban.

Dans ce contexte, ils travaillent intensément pour deux choses : la première est que les pays arabes jouent un rôle utile au Liban, et ils sont aussi profondément conscients de l’importance du changement que le Liban doit réaliser pour revenir dans le giron arabe et attirer l’attention et les soins arabes, mais pour eux il est nécessaire de commencer à aider le Liban à partir de quelque part, à la lumière des innombrables effondrements dont souffre le peuple libanais.

Par exemple, la France, selon les sources, soutient les institutions sécuritaires et humanitaires au Liban, ainsi que les Etats-Unis, et la France soutient la société civile, l’éducation, la culture et les hôpitaux. Tout ceci en conjonction avec des pressions extrêmes auprès de toutes les parties pour un gouvernement efficace de spécialistes menant des réformes. Les sources ont indiqué que les responsables libanais sont bien conscients de ce qui doit être fait, et les positions internationales et arabes insistent toujours sur cet objectif. Elle a souligné qu’une réunion européenne aura lieu la semaine prochaine au niveau des ministres des affaires étrangères, qui montrera les étapes par lesquelles est passé le régime de sanctions du Liban, qui est toujours en préparation.

Les sources nient qu’il y aura bientôt une tendance internationale en faveur d’un gouvernement militaire. En outre, d’un point de vue constitutionnel, le commandant en chef de l’armée ne peut pas prendre le pouvoir à moins que le président de la République présente sa démission et remis le pouvoir au chef de l’armée.