SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 4 October 2022, Tuesday |

Les droits après le 16 mai

Le monde ne se termine pas le 15 mai 2022, mais peut-être qu’une nouvelle phase commence avec un nouveau look.

Si les élections sont « tenues », le 16 mai sera un nouveau jour pour le lancement du nouveau dispositif législatif et exécutif:

Le nouveau parlement élira un nouveau président et un nouveau vice-président, le président Berri reviendra-t-il après avoir passé trente ans à la présidence (depuis 1992) ? Ou y aura-t-il un nouveau président?

Et qui sera le nouveau président sur lequel les deux partis du Hezbollah, le Mouvement Amal, se mettront d’accord en premier, puis le reste des blocs ? Et si le duo susmentionné insistait pour réélire le président Berri, l’élection serait-elle pacte alors que le Courant patriotique libre et les Forces libanaises ont annoncé leur refus de le réélire?

Qu’en est-il du « vice-président? Le député Elie Ferzli reviendra-t-il s’il remporte les élections? Ou y a-t-il quelqu’un qui prendra ce poste?

Du pouvoir législatif au pouvoir exécutif, il est connu, par constitution, que le gouvernement remet sa démission au lendemain des élections.

Et se transformer en gouvernement intérimaire jusqu’à ce qu’un nouveau gouvernement soit formé.

Qui sera le nouveau premier ministre? Un nouveau visage entre-t-il dans le club des chefs de gouvernement ? Ou le retour du président Mikati? Selon quelle norme ? La formation du gouvernement va-t-elle vaciller pendant sept mois, comme cela s’est produit après les élections de 2018, après avoir insisté pour nommer le chef du Courant patriotique libre ou « pas de gouvernement »?

En attendant le supposé trébuchement, où en sont les finances du pays? Qu’en est-il du plan de relance économique? Qu’en est-il de l’accord (ou de l’absence d’accord) avec le Fonds monétaire international?

Des questions obligatoires auxquelles il faut répondre, avant le quinze mai, sous peine que le « sucre » s’empare de la classe politique, et que ses membres perdent de vue que le droit aux élections législatives n’est qu’un poste, ni plus, ni moins.

Et que la plus grande attention et le plus grand rôle demandé au nouveau parlement est d’élire un nouveau président de la république, et cette éligibilité commence deux mois avant la fin du mandat de l’actuel président, c’est-à-dire la fin du mois d’août prochain, et la distance qui nous sépare du début de l’éligibilité est de trois mois et demi.

Dans cette mesure, le temps est compté, alors le nouveau parlement suivra-t-il le rythme de la réalisation de ces avantages avec la rapidité requise ? Ou le pays est-il paralysé?

    la source :
  • Sawt Beirut International