SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 20 May 2022, Friday |

Les Etats du Golfe demandent au Liban de résoudre son problème…Osera-t-il?

Des sources diplomatiques arabes expriment leur crainte quant aux droits constitutionnels libanais à la lumière des attaques iraniennes dans la région et des alliés de l’Iran contre les pays arabes.

En plus de sa quête de plus de contrôle sur la situation de facto, l’Iran étant à un stade de négociations internationales avec lui sur son programme nucléaire et un retour à l’accord de 2015 à ce sujet.

Les sources confirment que les pays du Golfe intensifient leur escalade, qu’il s’agisse du comportement des Houthis, que la Ligue arabe a reconnus comme terroristes, ou de la nécessité de désarmer le Hezbollah.

Ce sont les deux organisations que le Golfe considère comme menaçant la paix et la sécurité dans la région. Et la peur s’étend sur ce que font les alliés de l’Iran en Irak, qui s’intensifient pour compliquer les élections présidentielles.

C’est pourquoi ils travaillent pour obtenir le tiers de blocage là-bas, sur la façon dont ils traitent les droits constitutionnels du Liban et la ligne de conduite des institutions, et ils ont une expérience suffisante et adéquate dans ce domaine.

Et la peur arabe, selon les sources, s’est manifestée à propos des élections libanaises, qui sont les élections présidentielles.

Car il y a une communauté internationale et arabe qui attend ce droit, et avant cela, des élections législatives pour modifier le cours des relations avec le Liban. Par conséquent, l’initiative koweïtienne a souligné la nécessité pour le Liban de remplir ses droits constitutionnels.

Il existe un soutien international et arabe à l’initiative koweïtienne, mais si les questions ne sont pas résolues à l’avance concernant les élections présidentielles, le vide dans la première présidence se poursuivra.

Par conséquent, un effort arabe et international est requis à ce stade.

Afin d’éviter que les choses au Liban ne se déplacent dans le sens de l’axe iranien, au milieu des implantations dans la région, et de l’émergence d’une action internationale « d’un seul tenant » en influence au Moyen-Orient.

Les Américains s’intéressent au programme nucléaire iranien et à la solution à deux États en Palestine et en Israël, et le reste des dossiers sont des détails, en particulier les dossiers du Liban et de la Syrie s’ils sont tous sous surveillance turque ou en font partie.

Et la peur prévaut des complications auxquelles pourraient être confrontés les changeurs et les souverains au Liban, qui n’ont pas été en mesure de gouverner deux fois dans le passé lorsqu’ils ont remporté les élections législatives.

Les États du Golfe, selon les sources, sont maintenant sérieux quant à la décision du Liban.

Soit il s’éloigne, de facto et en paroles, des problèmes et conflits de la région, soit il restera dans l’axe iranien.

Dès lors, tous les événements formidables qui se sont déroulés ces deux derniers jours, dont la suspension du chef du « Mouvement du futur » Saad Hariri de ses activités politiques, s’inscrivent dans un cadre où, désormais, il n’y a plus de place pour les colonies.

Et ce que veut le Golfe, c’est un Liban arabe, et au moins le Liban se tient effectivement à l’écart des problèmes, même pas dans la mesure où la légitimité est semblable à la légitimité yéménite, qui a demandé l’intervention de la coalition internationale au Yémen.

Des contacts sont en cours entre les services du gouvernement pour étudier les préparatifs du Liban dans ce domaine, et ils seront portés au Koweït par le ministre des Affaires étrangères et des Emigrés, Abdallah Bou Habib.

La question est de savoir si les responsables oseront publiquement choisir le rang arabe et non le persan, et travailleront-ils réellement dans le cadre de la politique de dissociation, et prendront-ils des positions qui clarifient l’agresseur contre la sécurité et la paix des États du Golfe, et non seulement condamner les attentats en général et pas en détail?

    la source :
  • Sawt Beirut International