SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 6 December 2022, Tuesday |

Les formations diplomatiques ne sont pas encore prêtes

Dans un précédent enregistré pour la première fois dans le corps diplomatique, et dans une tentative de pression sur le gouvernement pour exiger l’application de la loi, des membres du corps et des chefs d’unités administratives de l’administration centrale du ministère des Affaires étrangères et des Émigrants ont arrêté la conduite des affaires hier et cela se poursuivra aujourd’hui également, en menaçant de prendre des mesures d’escalade si la confusion se poursuit dans ce dossier.

Des sources diplomatiques proches du dossier des formations confirment à « Sawt Beirut International » qu’aucun employé du secteur public n’a le droit de grève, car c’est contraire à la loi. Les sources ont indiqué que les formations diplomatiques n’ont pas encore mûri, surtout que le « chef du Courant patriotique libre », le représentant Gebran Bassil, a toujours une autorité sur ce ministère qu’il assumait auparavant. Les sources notent que même si le ministre des affaires étrangères est celui qui présente ces formations mais Bassil est celui qui les supervise car il avait l’habitude de prendre la part du lion dans ce ministère.

Les sources expliquent que la loi prévoit la possibilité pour tout ambassadeur de poursuivre son poste diplomatique à l’étranger pour une durée maximale de dix ans au maximum, de sorte que son mandat est renouvelé annuellement. Mais actuellement, il y a des ambassadeurs dont la période de travail a dépassé cette période et atteint treize ans, et donc ils ont dépassé la période prévue par la loi. Cela s’applique également à la deuxième catégorie, qui sont des conseillers qui détiennent le titre d’ambassadeur, où la loi dit qu’il n’est pas permis de continuer dans leurs fonctions pendant plus de sept ans, donc selon les sources, tous les diplomates qui ont passé le période stipulée par la loi doivent être renvoyer à l’administration centrale pour travailler pendant une période minimum de deux ans.

Les sources considèrent que les violations commises en ne mettant pas en œuvre ce qui est stipulé dans la loi ne relèvent pas de la responsabilité des diplomates, mais les ministres des affaires étrangères qui se sont succédé au ministère, notamment depuis que le ministre Gebran Bassil a pris ses fonctions.

Les sources déplorent les pratiques de ce ministère souverain par excellence, qui, même pendant les années difficiles de la guerre et les divisions politiques, est resté un ministère prestigieux engagé à maintenir l’application de la loi.

Les sources révèlent que le projet des formations diplomatiques, qui note que l’ambassadeur du Liban auprès de l’ONU est maronite au lieu d’être un sunnite, a obtenu l’approbation du Premier ministre Najib Mikati qui a stipulé que l’ambassadeur du Liban à Washington soit un sunnite.

Quant à savoir si le nom de Hadi Hashem, ancien directeur de cabinet du ministre Bassil, a été décidé pour devenir ambassadeur auprès des Nations unies, les sources confirment que, par cette décision, plus d’une vingtaine de noms maronites ont été passés.

Les sources considèrent que tout diplomate ayant servi dans l’administration centrale pendant au moins deux ans a le droit d’exiger son transfert aux ambassades et missions du Liban à l’étranger pour des raisons morales, juridiques et financières, d’autant plus que ceux qui travaillent dans l’administration centrale reçoivent leur salaire en monnaie libanaise, tandis que les diplomates à l’étranger reçoivent des devises étrangères.

En conclusion, toute nomination ou transfert dans toute administration publique au Liban reste prisonnier des conflits politiques, des quotas et du favoritisme. Les piliers de l’Etat sont tenus avant tout d’appliquer la loi, de rendre justice aux salariés et de leur rendre leurs droits.

    la source :
  • Sawt Beirut International