SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 28 November 2022, Monday |

Les journées de la « ferme » libanaise

Un expert des affaires libanaises pour «Sawt Beirut International » dresse un tableau des « journées »de « l’État », qu’il appelle « une ferme », et écrit ce qui suit :

Les stocks d’essence s’amenuisent.

La rue est sur le point de brûler.

Le président de la République convoque une réunion.

Les ministres des Finances et de l’Énergie, le Gouverneur de la Banque du Liban et « l’équipe » du Président de la République rencontreront trois conseillers et le Directeur général de la Présidence de la République.

Le chef du gouvernement intérimaire est absent de la réunion.

L’assemblée « décide » de la demande au gouverneur de la Banque du Liban de financer l’importation d’essence.

Le Gouverneur de la Banque du Liban exige la promulgation d’une loi à cet égard et que le Premier ministre signe cette demande.

Le Président de la République contacte le Président qui se retire de la réunion pour le persuader de donner suite à ce qui a été décidé.

Le gouverneur de la Banque du Liban publie une déclaration disant qu’il répondra à la demande d’ouverture de crédit en vertu de l’article 91 du Code de la monnaie et du crédit.

Le lendemain, le Premier ministre signera la demande.

Le gouvernement recevra :

La « première hérésie », c’est parce que la réunion du palais de Baabda « a décidé ». Cela n’est pas admissible, car il n’a pas le droit constitutionnel de décider, car les décisions sont confiées au Conseil des ministres dans son ensemble.

Et la « deuxième hérésie » est que la Banque du Liban a accepté de prêter au gouvernement selon sa « demande », sachant qu’il n’y a pas de gouvernement existant à « demander », mais plutôt un gouvernement qui a démissionné.

Et la « troisième hérésie » est que le Premier ministre a signé une décision qui a été prise lors d’une réunion qui n’a aucune répercussion juridique.

Et l’expert des affaires libanaises poursuit : Ce qui précède confirme que nous sommes dans une ferme et non dans un état. Les « trois hérésies » demandent à être récusées, mais sur qui, ô citoyen, lisez-vous vos « psaumes » ?

Quant à la catastrophe majeure, elle est représentée par le vol et le captage de l’argent des déposants à la Banque du Liban pour financer des expéditions d’essence, dont la plupart vont en Syrie.

Si un jour dans la « Journée de la ferme libanaise » coûte un demi-milliard de dollars, c’est la valeur du crédit pour l’importation d’essence.

Et si les gardiens de cette ferme continuaient dans cette direction ?

Ce que la Banque du Liban appelle un « prêt » que l’Etat libanais doit restituer. En fait, il s’agit d’un prêt impossible à rembourser pour l’État.
Rappelons nous des crédits ouverts par la Banque du Liban à l’Électricité, et cela pour acheter du carburant.

Ces crédits ont été enregistrés comme des prêts à la Corporation au profit du trésor public, mais la Corporation n’a pas rendu un centime de ces crédits, donc comment peut-il rembourser le prêt d’un demi-milliard de dollars ?