SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 19 September 2021, Sunday |

Les navires iraniens affectent-ils l’extension de la « FINUL » ?

Des consultations ont lieu cette semaine au sein du Conseil de sécurité de l’ONU sur le projet de résolution français soumis au conseil, afin de proroger pour une nouvelle année la force internationale opérant dans le sud « FINUL ».

Le projet inclut pour la première fois l’obligation de soutien international à l’armée libanaise en nourriture, eau et carburant, à condition que le département de soutien soit sous tutelle internationale.

Et si le calme régional perdure au cours de cette semaine, une décision de le prolonger sera rendue lundi prochain, 30 août, lors d’une séance du conseil fixée à cet effet.

Cependant, selon des sources diplomatiques internationales à « Sawt Beirut International », il existe une crainte de tensions régionales à la lumière de l’importation par le Hezbollah d’un navire-citerne d’Iran.

Le moment de son recrutement est au stade de la négociation d’un projet de décision d’extension, et cette tension affectera le processus d’extension, et c’est une question très dangereuse.

En dehors de cela, l’Iran est toujours sous sanctions, et tout ce qui sort d’Iran est soumis à des sanctions, et tout endroit qui reçoit ce qui vient d’Iran sera soumis à des sanctions, et le Liban en sera affecté.

Ramener le navire, selon les sources, représente une violation des sanctions contre l’Iran, ce qui lui crée un problème supplémentaire avec la communauté internationale, affectant les parties à ce problème, dont le Liban.

La question est : les exceptions seront-elles faites dans les sanctions contre l’Iran, pour le bien du Liban, comme cela s’est produit avec la loi César, et l’exception sera-t-elle faite en faisant passer le gaz et l’électricité par la Syrie, ou n’y a-t-il pas d’exceptions dans le traitement des Sanctions iraniennes ?

Les sources ont souligné que la semaine dernière, deux réunions ont eu lieu, dans le cadre de consultations, au Conseil de sécurité avec les pays contribuant à la force internationale.

Un responsable des Nations Unies a informé le travail de la force.

Les pays participants et leurs forces, la FINUL, ont insisté pour les soutenir ainsi que leur rôle au Liban.

Et que son extension, de manière simple et automatique, compte tenu de sa contribution fondamentale, à la stabilité dans le sud, et à travers elle à la paix et à la sécurité internationales.

Les événements qui se sont déroulés récemment dans le sud, à savoir les tirs de roquettes et la riposte israélienne, ont été évoqués.

Cela a amené les pays à conclure que la situation est fragile et que le rôle de la force, en plus du rôle de la commission tripartite, joue un rôle dans la réduction des tensions et la stabilisation du sud.

Par conséquent, les États ont déclaré leur soutien à la force et la nécessité de son extension en douceur.

Notant que certains pays participant à la force ont critiqué le lancement de missiles et cette stabilité.

Les sources ont confirmé que jusqu’à présent, l’extension se fera avec les demandes les plus faibles par rapport à l’année dernière.

Il y a des amendements, proposés dans les dernières heures, au projet de résolution français, qui ne constituent pas un obstacle à la prolongation pour une nouvelle année, qui pourrait débuter le premier septembre prochain jusqu’au 31 août 2022.

Et les paragraphes sur les amendements, traitent de l’accent mis sur le soutien de l’armée des pays amis et de la communauté internationale, dans les circonstances difficiles que traverse le pays.
Ainsi que les répercussions de cela sur l’armée, car c’est l’outil efficace pour maintenir la sécurité et la stabilité dans le pays.

Le Liban a son mot à dire sur les amendements, mais celui qui le renouvelle ce sont les Etats membres du Conseil, et celui qui tient la plume c’est la France, et l’important c’est qu’il n’y ait pas d’opposition.

Les sources prévoient que s’il n’y a pas de tension, la prolongation sera facile et automatique, d’autant plus que la position des États-Unis à ce sujet cette année est différente des années précédentes, et elle s’efforce de faciliter, compte tenu de la volatilité et de la complexité situation dans la région.
Autrement dit, si aucune partie au sol dans le sud n’a l’intention de perturber l’atmosphère, l’extension passera. Cependant, toute perturbation de l’atmosphère existante pèsera sur les consultations d’extension.

Il y a une anticipation de ce que fera Israël concernant le passage du navire-citerne iranien et des mesures que les États-Unis prendront.

Et c’est elle dont le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré que « de manière générale, le carburant d’un pays soumis à de nombreuses sanctions, comme l’Iran, n’est pas une solution aux problèmes du Liban »…

Et il a poursuivi : « Le peuple libanais mérite une solution énergétique durable qui est distribuée de manière juste et transparente entre tous les résidents. »

Les sources ont indiqué que le lancement de missiles dans le sud les 4 et 5 août a entraîné une atmosphère tendue et des inquiétudes quant à l’impact de cela sur l’extension et la « FINUL », ou sur la possibilité de l’émergence de demandes liées au resserrement de la mission de la force, et l’espoir demeure de ne pas avoir de surprises compliquant le processus d’extension.

Et les sources ont déclaré que l’Inde préside le Conseil de sécurité pour ce mois.

Et elle a présenté au Conseil un projet de résolution qui soutient la protection des forces de maintien de la paix dans le monde.

Ceci est très important pour éviter les abus. Parmi eux, bien sûr, la FINUL.