SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 24 May 2022, Tuesday |

Les opposants à l’Iran parviendront-ils à une autre résolution 1559 ?

Non seulement l’occupation étrangère d’un pays, qui a un caractère militaire, c’est-à-dire « l’entrée de forces armées dans un autre pays en dépit de l’État et de la population et la violation de la souveraineté nationale », c’est ce qu’on appelle une occupation, selon des sources diplomatiques.

Le Conseil national pour la levée de l’occupation iranienne du Liban a trouvé dans le droit international des dispositions qui permettent aux Libanais de les invoquer pour rendre au Liban son indépendance et sa souveraineté sur ses terres et lui enlever toute influence étrangère. Ces raisons ne s’arrêtent pas à l’idée qu’il n’y a pas de forces iraniennes sur le sol libanais. Elles ne s’arrêtent pas non plus à l’influence d’autres pays au Liban, comme les États-Unis, la France et l’Arabie saoudite.

Dr. Tawfiq Kaspar dit que l’Assemblée générale des Nations Unies a approuvé la soi-disant occupation de manière indirecte, et l’a appliquée aux pays africains. Cette décision inclut ce qui signifie que l’occupation a lieu dans le cadre d’un groupe armé à l’intérieur d’un pays qui confère avec un pays étranger, ce qui est considéré comme une occupation. Ce principe a été appliqué aux tribunaux internationaux, à la Croix-Rouge internationale, au tribunal yougoslave et aux problèmes entre l’Ouganda et le Congo. Ce principe s’applique parfaitement à la situation du « Hezbollah » au Liban. C’est le début du chemin, et il vise à rétablir le Liban dans un état normal en dehors de l’occupation. Alors que le président du Conseil, le ministre et ancien député, le Dr Ahmad Fatfat, a précisé que « ce rassemblement n’est pas à des fins électorales, mais plutôt pour œuvrer à la levée de l’occupation iranienne. Ce mouvement est le début, tout comme nous avons lancé le mouvement en direction de la levée de l’occupation syrienne du Liban, lorsque des conditions internes, régionales et internationales favorables se sont présentées. Nous devons maintenant relever le slogan pour lever l’occupation iranienne, car cette démarche est la base et la porte de sortie de tout ce que nous subissons au Liban. »

Mais la question est de savoir s’il est possible de parvenir à une résolution du Conseil de sécurité sur la levée de l’occupation iranienne, similaire aux résolutions du Conseil relatives au retrait de l’armée syrienne du Liban par la résolution 1559 ? Fatfat dit que « c’est le début et que le travail est sérieux. Attendons ce qui va se passer. Nous travaillerons selon le slogan de l’élimination de l’occupation iranienne, sur la base des principaux titres de souveraineté émanant de la Conférence de l’Accord de Taëf, du respect de la légitimité arabe, de la non-ingérence dans les affaires des pays arabes, et du respect et de l’application des résolutions de la légitimité internationale, y compris les résolutions 1559 et 1701. »

Des sources diplomatiques estiment qu’au titre de la non-ingérence dans les affaires des pays arabes, le Liban doit s’engager à n’envoyer aucune force dans aucun autre pays, y compris en Syrie, en Irak et au Yémen. La présence du « Hezbollah » dans ces pays signifie qu’un groupe armé libanais s’immisce dans les affaires des autres pays. En outre, tout pays arabe ou occidental qui se soucie du Liban et prend l’initiative pour le bien de ses enfants, n’a pas armé une équipe libanaise parallèlement à l’armement du Hezbollah par l’Iran, dans le cadre d’une résistance à ce dernier.

Les sources indiquent que ce qui est important, c’est que le mouvement de la rue soit identique, à cet égard, pour l’Iran, au mouvement de la rue qui était présent lorsqu’il s’agissait d’expulser la Syrie du Liban, qui est entrée comme une force de dissuasion arabe, puis s’est transformée en une occupation. Aujourd’hui, l’Iran est présent au Liban comme un fait accompli en termes de politique et d’influence. Au plus fort des négociations internationales avec l’Iran, les voix libanaises se font de plus en plus fortes pour retirer leur influence du Liban et pour réexaminer l’équilibre de l’Etat libanais, l’histoire du Liban et sa fonction politique. L’opposition à la présence et à l’influence iraniennes s’intensifie en raison des progrès réalisés dans les négociations de Vienne et du début du déclin du plan iranien dans toutes les zones d’influence, y compris le Liban, en plus du début du déclin du plan iranien pour défendre son régime et de l’exagération de son programme nucléaire, qui est devenu un fardeau pour lui.

    la source :
  • Sawt Beirut International