SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 28 November 2022, Monday |

Les sièges parlementaires méritent-ils ce nombre de concessions ?

Depuis le cœur de la capitale du catholicisme, le président de la République, le général Michel Aoun, est apparu dans le journal « La Repubblica » pour confirmer que « la position du Hezbollah à l’intérieur du Liban est complètement différente de son point de vue à l’étranger et n’a aucune influence sur la situation sécuritaire des Libanais à l’intérieur, en soulignant qu’il est composé de Libanais de l’intérieur… ils ont libéré le sud ». Cette déclaration, selon une source spéciale pour « Sawt Beirut International », a déclenché une vague d’opposition et de critique envers ses propos, car ils considèrent que la déclaration d’Aoun ne montre pas les faits, que ce soit au niveau interne ou externe.

La source justifie cette conclusion en se référant aux archives de la mémoire libanaise, et qui montrent clairement l’étendue de l’influence du « Hezbollah » sur la réalité sécuritaire… En octobre de l’année dernière, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a révélé dans un discours qu’ils disposent de 100 000 combattants entraînés et armés. Ses propos s’adressaient à l’intérieur du Liban, plus précisément au « Parti des Forces Libanaises », suite aux « événements de Tayouneh ». Aussi, Nasrallah a mis en garde l’establishment militaire pour demander des comptes à un membre de l’armée libanaise « en l’accusant d’avoir tiré sur l’un des manifestants ».

De même, le président Aoun a déclaré que les combattants du parti sont des Libanais, mais il n’a pas mentionné que le parti ne comprend que des chiites qui lui sont fidèles, alors qu’un grand nombre de membres de la secte rejettent la politique du Hezbollah.

La troisième remarque, et la plus importante, est la clarification de la position du président de la République, qui s’exprime en tant qu’allié du parti et non en tant que chef d’État, ce qui soulève de nombreux points d’interrogation quant à son objectif, d’autant plus que la visite gagne en importance sur le plan spirituel puisqu’il a visité une référence au catholicisme et à la politique pour inciter le Vatican à aider le Liban, mais certains analystes ont considéré que sa position était de défendre le parti assiégé de plus d’un côté en termes de sanctions contre certains de ses dirigeants et financiers, ainsi que son inclusion dans les organisations terroristes, et aussi par la récente décision de la Cour internationale de justice, qui a émis deux mandats d’arrêt contre deux membres du Hezbollah dans l’affaire de l’assassinat du Premier ministre libanais martyr Rafic Hariri.

La source a conclu que les paroles du président Aoun ne représentent pas les Libanais, car la question du « Hezbollah » et de ses armes est un point de discorde majeur entre les Libanais qui paient le prix du choix du Hezbollah et du Courant patriotique libre, qui fait des concessions les unes après les autres pour obtenir des gains électoraux et des sièges au Parlement après l’effondrement du slogan « liberté, souveraineté, indépendance ». Leur liberté supprime tous ceux qui s’y opposent. Quant à la souveraineté, elle est dégradée par la drogue qui est délivrée aux pays arabes du Golfe, et ils soutiennent tous ceux qui veulent insulter et déstabiliser ces pays après avoir fait de l’arène du Liban une plateforme pour eux, et la source termine son discours par la question : Les sièges parlementaires méritent-ils ce nombre de concessions ?

    la source :
  • Sawt Beirut International