SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 9 August 2022, Tuesday |

Les sources françaises: Le Liban a un choix clair à mettre en œuvre

Depuis le premier de ce mois, la présidence française de l’Union européenne a commencé à s’appuyer sur elle pour faire des percées dans le dossier libanais, en plus des pressions européennes croissantes pour surveiller les élections législatives, et l’avancée des réformes avec les menaces européennes qui peut accompagner cela, en imposant des sanctions aux personnalités qui entravent le processus démocratique, tant que le texte juridique pour cela est complété.

Selon des sources diplomatiques françaises, le Liban a une voie claire à mettre en œuvre, et les Américains comme les Européens l’ont clairement fait comprendre. Il n’y a pas d’alternatives et il est difficile de lancer de nouvelles initiatives.

Pourtant, les Français tablent sur la nécessité pour les responsables d’avoir une volonté de sauver leur pays, malgré l’échec de la précédente initiative française pour sortir le Liban de sa crise.

Bien que la France se rende compte que ces personnes ont eu la principale influence pour contrecarrer l’initiative.

Mais les Français pensent désormais que le Liban a une réelle opportunité de coopérer avec le FMI, qui sera flexible face à la situation du Liban, et en termes de pompage de milliards de dollars pour le sauver.

Et cette opportunité ne se reproduira pas, constatant que la France craignait les effets du non-paiement de l’Eurobond par le Liban à l’international sur son soutien, car c’est un indicateur négatif par rapport au soutien international.

Ainsi, le plafond de la demande européenne du Liban est les élections et les réformes pour que le Fonds monétaire international soit prêt pour un financement acceptable.

Ces deux objectifs n’ont pas besoin de nouvelles pressions européennes et françaises autant qu’ils nécessitent un travail sérieux de la part du Liban, et le changement que les pays recherchent peut être atteint par des élections.

Il est important pour le Liban d’avoir des interlocuteurs vis-à-vis des pays, c’est-à-dire le retour du gouvernement à se réunir et à prendre des décisions, et les pays européens saluent la concrétisation de la proposition d’un dialogue interne sur la stratégie de défense et sur la décentralisation administrative, comme le dialogue ramène le calme entre les parties libanaises.

Et si le gouvernement ne se réunit pas, il y aura un cercle tournant, car le début, ce sont les mesures que prendra le pouvoir exécutif.

C’est donc le plafond le plus élevé pour les demandes internationales et européennes du Liban, car ces pays n’enverront pas d’armées pour accomplir quoi que ce soit, et n’enverront pas d’argent sans réformes réelles et sans lutte contre la corruption.
Selon l’ordre du jour de la présidence française, il est consacré à deux points principaux:

Le premier : les relations euro-européennes et les moyens de rendre l’Europe plus forte. Et le second: les relations euro-africaines. Par conséquent, il n’y a rien sur la table qui concerne le Moyen-Orient. Cependant, cela n’empêchera pas l’Union de s’occuper de cette région du monde enflammée, notamment au regard de l’influence de l’Iran sur elle, et de négocier avec elle son retour à l’accord nucléaire.

En tout cas, les sources confirment que Paris investira la présidence française de l’Union pour mobiliser les partenaires internationaux pour soutenir le Liban. C’est ce que la France a fait et continuera durant cette présidence.

Et il y a des priorités sur lesquelles la France se concentre sur l’aide humanitaire au Liban pour faire face à la crise économique étouffante.

Quant aux élections législatives, il y a un soutien logistique de l’Union européenne pour les tenir, et non un soutien à une équipe en particulier. L’Union finance également des organisations concernées par la surveillance des élections, car il sera assuré que le peuple libanais est celui qui choisit ses représentants.

La France prend en compte les élections présidentielles françaises d’avril prochain. Mais l’administration française restera et continuera à porter la responsabilité de la présidence de l’Union européenne avec le nouveau président décidé par le peuple français.