SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 26 October 2021, Tuesday |

Les sunnites sont-ils au bord d’un soulèvement contre Michel Aoun ?

Salah Salam est l’un des stylos modérés au sein de la communauté sunnite, mais pour l’amener à écrire un article intitulé : « La communauté sunnite est plus forte que les nains de la politique », c’est une indication qu’une ébullition politique fait rage au sein de la secte et ne reflète pas seulement son ébullition.

Salam dit dans son éditorial : « … Quant à Son Excellence le Président demandant aux candidats de la communauté sunnite en particulier de rencontrer son beau-fils, le député Gebran Bassil, il s’agit d’une violation constitutionnelle explicite, mais d’une rupture avec toutes les coutumes et pratiques responsables. C’est un acte répréhensible et rejeté, au niveau national et politique, et qui n’a pas de précédent, pas avant Taïf, où le président de la République avait des pouvoirs presque absolus, et il n’y a pas eu de tels abus dans l’ère qui a suivi après Taëf.  »

Salam a poursuivi: « Ce n’est pas une tentative grossière d’imposer une sorte de tutelle sur les choix du Premier ministre, et donc de le soumettre à la pression du terrorisme politique et autoritaire par l’équipe du Président de la République, il ne s’agit pas que les ministres du Hezbollah, d’Amal et du Parti socialiste et de l’Apostosité aient non seulement commis un tel péché, mais plus important encore que personne n’ait osé leur demander, ou à partir de leurs références de parti, et les amener à commettre un tel favoritisme politique, parce que le Président de la République et son équipe sont conscients des répercussions de tels comportements anormaux. »

« Ce que les ministres sunnites ont fait, les tentations dans le jeu de la politique et ses méthodes sales, n’en sont pas seulement responsables, mais les autorités qui se sont comportées pour défendre la dignité de la représentation sunnite et qui ont permis des interviews aussi humiliantes portent la plus grande part de responsabilité dans cette conduite injustifiée et irresponsable », conclut M. Salah Salam, critiquant la violence du président Mikati sans le nommer.

Ils ont examiné les termes de Salam: « Violation constitutionnelle, abus, terrorisme politique, politiqueisme, règlement désastreux qui a amené le général Aoun à Baabda ».

Comme on le sait, salam est proche de Dar al-Fatwa, sa position aujourd’hui, aiguë, est-elle une indication d’un soulèvement sunnite face au président Aoun et à beau-fils Gebran Bassil ?