SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 24 September 2021, Friday |

L’escalade de l’Iran au Liban…

L’escalade iranienne dans la région prend différentes formes, notamment au sein des quatre pays directement occupés par l’Iran qui sont la Syrie, l’Irak, le Yémen et le Liban,des pays qui souffrent de crises multiples.

Quant au Liban, l’escalade iranienne dans sa forme et son contenu prend d’autres dimensions qui peuvent être observées au quotidien sur le plan politique, économique, sécuritaire et même sociétal:

Premièrement: Sur le plan politique, l’Iran soutient le mandat du président Michel Aoun qui prend sa force de l’arme illégale du Hezbollah et par la mise en œuvre par Aoun des demandes immédiates et futures d’Hassan Nasrallah.

Deuxièmement: ce qui existe entre Aoun et Nasrallah ne se limite pas seulement à l’accord inquiétant de Mar Mikhael entre le Mouvement patriotique libre et la milice du Hezbollah, mais il existe une dépendance absolue de la part des aounistes envers le Hezbollah, qui se manifeste chaque jour dans le déclarations et positions de Gebran Bassil.

Troisièmement: Sur le plan économique, le mandant s’abstient de commenter les navires iraniens, dont le chef de la milice du Hezbollah a récemment parlé, comme si l’affaire représentait un état de service annoncé et convenu.

Quatrièmement: certaines personnes, lorsqu’elles parlent des économies du Hezbollah parallèles à celles du Liban, parlent d’un État plus fort que l’État libanaise. Le parti lui a droit au mandat d’Aoun à ce que d’autres n’ont pas droit, et il n’attend pas que ce droit lui soit accordé, mais au contraire le prend par la force.

Cinquièmement: Le dossier de sécurité complexe au Liban soulève plusieurs questions sur les ordres stricts d’Aoun au commandant de l’armée et des forces de sécurité de ne pas s’ingérer dans les affaires des membres du Hezbollah, mais plutôt de le couvrir si nécessaire.

Sixièmement: La justice libanaise est impuissante devant la question d’accuser le Hezbollah dans l’affaire de l’explosion du port de Beyrouth.Au contraire, le travail de la justice et des juges est limité s’il s’agit de remettre tout accusé qui est affilié au Hezbollah.

Septièmement: Au Liban, l’autorité est paralysée, le pays de même et les institutions constitutionnelles sont gelées, pour des raisons liées à la nature de la performance d’Aoun accompagnant toutes les activités illégales du Hezbollah au Liban.

Huitièmement: Tout ce qui arrivera pour sortir de cette impasse mortelle sera dramatique au Liban, et cela est lié au prix payé par le citoyen libanais au cours des années du mandat d’Aoun et du contrôle du Hezbollah.

Neuvième: Il n’y a aucun signe positif à l’horizon au Liban, former un gouvernement est presque impossible, et la démission du président de la République sera empêchée par le Hezbollah, qui profite de l’accumulation des crises avant de passer dans la plus dangereuse escalade que le Liban peut connaître et qui sera dirigée par l’Iran.

Dixièmement: le feu vert que le Hezbollah a pris de l’Iran après l’arrivée d’Ebrahim Raisi au pouvoir à Téhéran, afin d’intensifier au sud si c’est nécessaire, afin que les conditions de négociation iraniennes à Vienne puissent s’améliorer.