SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 24 October 2021, Sunday |

L’escalade du « sud » est un indicateur iranien qui n’est pas rassurant

L’Iran fait pression pour bloquer le dossier de la formation d’un gouvernement et utiliser ce point dans ses négociations avec l’Amérique. Cependant des sources diplomatiques occidentales confirment à « Sawt Beirut International » l’intérêt de l’administration américaine à la situation du Liban, mais elle n’est pas une priorité à l’heure actuelle.

Par conséquent, l’inquiétude américaine se concentre sur la résolution du problème de la formation par les responsables libanais,sachant qu’elle soutient ce qui suit:

-La formkation d’un gouvernement capable d’effectuer les réformes nécessaires.Tout ce que fait Washington au stade actuel, c’est de faire pression avec les Français pour le former, et de fournir une aide humanitaire au peuple libanais et à l’armée.

-Respecter la date des élections législatives. Les côtés français et américain, comptent sur les résultats des élections, et sur le changement qu’ils pourraient réaliser au niveau national.Les Américains disent même que s’il n’y a pas d’argent pour organiser des élections, ils sont prêts à les financer.Les sources occidentales ont indiqué que le sort de la formation du gouvernement dans le cadre de la voie de sauvetage tracée par l’initiative française est lié à ce que fera le nouveau président iranien Ibrahim Raisi qui a déclaré qu’il cherchera à lever complètement les sanctions de son pays. Présente-t-il ainsi des points positifs dans d’autres dossiers de la région comme le Liban pour faciliter la levée de ces sanctions? Facilitera-t-il ainsi l’initiative française pour sauver le Liban,ou entravera-t-il à nouveau sa mise en œuvre?

Par conséquent, l’approche américaine avec Téhéran n’est pas encore claire, dans l’attente de l’annonce globale des orientations de Raisi.Le mouvement contre les navires dans la zone et le lancement de missiles depuis le sud mercredi ne sont pas des signaux rassurants,ces missiles ont suscité une violente riposte israélienne et des menaces contre le Liban.

Les sources ont souligné que le dossier iranien est lié aux décisions du nouveau président iranien, qui semble superviser directement les négociations, après lui avoir transféré la supervision du dossier du ministère des Affaires étrangères, et il insistera pour rétablir l’ancien accord, mais sans ajouts ni modifications.

Les sources disent que les nominations administratives au département d’État américain ont été retardées, et Mme Barbara Leaf a été nommée secrétaire d’État adjointe aux affaires du Moyen-Orient pour succéder à David Schenker,mais elle n’a pas encore été entendue au Sénat et aucune date n’a encore été fixée.Et la différence de positions entre les partis républicain et démocrate au sein du Congrès, affecte les nominations. Ainsi, la première année du mandat du président Biden pourrait être terminée avant la reçu de Leaf de son poste.Joey Hood occupe toujours le poste de secrétaire d’État adjoint par intérim, en attendant Leaf.

Outre le retard des nominations, Washington a commencé à refermer après le déclenchement de l’épidémie de Delta. Et les administrations fédérales sont toujours fermées depuis mars 2020, et elles travaillent en rotation et à distance.Cependant, le retard des nominations n’affecte pas forcément négativement l’intérêt américain au dossier du Liban et de la région, mais la présence de Leaf peut avancer les choses.

Les sources indiquent que les négociations américano-iraniennes ne dureront pas longtemps,et donc les Américains attendent la décision iranienne à ce sujet.Et l’opportunité de négociation ne restera pas ouverte à l’Iran par rapport aux Etats-Unis.Et l’évolution des choses se reflétera sûrement sur les dossiers de la région, dont le Liban.