SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 25 May 2022, Wednesday |

L’essence suffit à peine les files d’attente « d’humiliation » en Iran… Et Nasrallah le sait-il ?

Vêtu d’une tenue de « sauveur », Hassan Nasrallah s’est présenté hier au Liban, affirmant que la solution à la crise de l’essence est dans sa poche. Il a déclaré : « Si l’État reste inactif, nous irons en Iran et parlerons avec les Iraniens, et nous allons acheter des navires à essence et diesel et les amener au port de Beyrouth et nous allons empêcher l’État Libanaise de les amener au Liban.

Indépendamment du fait que le « Hezbollah » est à la base de la crise du carburant au Liban, avec sa contrebande et sa couverture quotidienne de réservoirs d’essence et de diesel destinés à la Syrie, et du fait qu’il contrôle l’État et, il est la base de toutes les crises que traverse le Liban. Mais la seule question, est de savoir comment les Libanais peuvent dirent « adieu » aux files d’attente, et bonjour a l’essance Iranien, alors qu’elle meme en souffre aussi.

Il y a trois jours, les caméras ont pris en photo des files de voitures alignées devant des stations-service dans plusieurs quartiers de la capitale iranienne, mais la crise du carburant en Iran remonte à bien loin. En 2007, le gouvernement a approuvé un plan de rationalisation de l’essence pour réduire la consommation de carburant après que l’État a été contraint d’importer près de 40% de ses besoins en essence, pour un coût annuel pouvant atteindre 7 milliards de dollars, et en 2019, les marchés du carburant en Iran sont entrés en crise des pénuries de produits à base d’essence, après avoir fait circuler l’information sur l’activation d’une nouvelle décision du gouvernement de rationner les quotas d’essence pour chaque consommateur, au milieu d’un échec officiel concernant la gestion de la crise économique orageuse que traverse le pays.

Malgré la crise de l’essence que le peuple iranien paie en restant des heures devant les stations incendiées, Nasrallah n’hésite pas à se vanter que l’Iran comblera la pénurie de carburant du Liban, alors comment celui qui perd quelque chose peut-il le donner, à moins que le juriste ne le décide fournir au Liban quelques pétroliers pour montrer à Nasrallah qu’il est le sauveur des Libanais, ce qui n’est pas surprenant, car les Iraniens savent que le gouvernement de leur pays et les Gardiens de la Révolution, qui contrôlent les articulations de l’État, dépensent des milliards de dollars à l’étranger au service de projets d’expansion et de soutien au terrorisme, et donc parler de « soutenir les pauvres » en privant les personnes déjà pauvres de leur part de subventions aux carburants n’est pas étranger à une autorité qui ne met pas son peuple sur sa liste de préoccupations.