SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 3 July 2022, Sunday |

L’excès de pouvoir des gangs!

Le 26 avril dernier, les sites de réseaux sociaux bourdonnaient de l’image d’un homme mort couvert de sang à côté de sa moto dans le quartier de Kafaat près de l’école Lycée Pilote, et près du corps se trouvait une carte de la victime prouvant qu’il était le « sergent Abbas Qais » des nombreux gardes républicains de l’armée libanaise.

Il s’est avéré que le sergent n’était pas en mission et qu’il était en civil.

Le suivi a montré que Qais avait été attiré et qu’il transportait probablement un sac contenant de l’argent, d’autant plus qu’il travaille dans le domaine bancaire en dehors de ses quarts de travail et de son service militaire.

Le suivi a également révélé qu’il y a un gang derrière le meurtre, et que son « influence et sa portée » s’étendent de la banlieue sud de Beyrouth au quartier d’Al-Sharawneh à Baalbek.

L’armée libanaise a entamé le processus d’arrestation des responsables du meurtre et des enquêtes ont été menées à la Direction du renseignement. L’opération n’est pas individuelle, mais plutôt minutieusement préparée ! Il y a ceux qui contactent la victime, et il y a ceux qui surveillent ses mouvements, et il y a ceux qui ont pris le relais et peut-être ceux qui ont pris le sac d’argent, et à la fin de l’opération, tout le monde a disparu, soit dans le faubourg, soit entre le faubourg et Baalbek.

Un certain nombre de questions sont soulevées à propos de cette opération, c’est-à-dire qu’il s’agit pour le moins d’une « opération de gangs » qui ont toutes les exigences et conditions pour mener à bien leur crime :

La scène de crime est située dans une zone qui est leur « zone d’influence ».

Des armes sont disponibles, et ce ne sont plus des « parures d’hommes » mais des « parures de gangsters ».

« L’environnement d’incubation » existe, malgré la présence d’armes non armées dans chaque maison, école et rue de la banlieue sud.

Le plus important de tous est «l’excès de force», qui permet aux gangs de déplacer leurs armes entre Dahia et Baalbek, en passant par Hazmieh, Fayadiyah, Louaize, Jamhour, Aariya, Kahala, Aley, Sofar et Bhamdoun, jusqu’à la Bekaa. Vallée et Baalbek.

Il y a un vrai problème dans le « dualisme » de l’environnement englobant et du surplus de pouvoir. Là où ce « dualisme » est disponible, tout est permis et disponible sauf quand il entre en collision avec l’armée libanaise, et les conséquences seront désastreuses.

Pour ceux qui avaient été trahis par la mémoire, avant les élections, alors que la banlieue sud était sur le point d’échapper au contrôle du Hezbollah et d’Amal, l’armée libanaise a souhaité prendre l’initiative, sachant qu’elle n’était jamais absente de la banlieue. Le duo n’a pris cette «initiative» qu’après que la «bête» ait grandi et qu’il soit devenu coûteux de s’en débarrasser, alors l’armée a été engagée.

Partant de ce constat et de ce parcours, le duo était censé livrer les tueurs du caporal de la Garde républicaine, et ils les connaissaient, alors pourquoi ont-ils laissé les choses dégénérer ?

Au cœur de la doctrine de l’armée libanaise, notamment à l’époque du général Joseph Aoun, l’armée est une ligne rouge, et attaquer l’un de ses éléments, quel que soit son grade, est une attaque contre l’institution militaire dans son ensemble.

Ce qu’il faut, c’est un « surplus de soutien » pour l’armée, pas un « surplus de puissance » face à l’armée.

    la source :
  • Sawt Beirut International