SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 30 November 2022, Wednesday |

L’Iran essaie de faire un compromis entre la sécurité de son régime et la sécurité de l’Europe

Aujourd’hui, lundi, l’Union européenne se réunit au niveau des ministres des affaires étrangères pour prendre position sur l’Iran, au milieu des préparatifs pour imposer des sanctions aux gardiens de la révolution iraniens et les inclure dans la liste du terrorisme.

Des sources diplomatiques européennes ont déclaré à Sawt Beirut International que les Européens réagiraient vivement à la lumière de la menace iranienne pour toute l’Europe et du danger d’utiliser des drones iraniens dans la guerre russe contre l’Ukraine.

Et toutes les villes d’Europe sont à portée des marches, et font partie de la guerre que la Russie mène. Les marches iraniennes ne sont plus utilisées uniquement contre les villes arabes et du Golfe notamment, mais les traversent aussi vers l’Europe.

Les Européens sont donc appelés à prendre position, et ils ont précédemment considéré que les nécessités de traiter le programme nucléaire iranien priment sur la fin de l’influence de l’Iran au Moyen-Orient, dans la mesure où de nombreux pays européens ont ouvert des lignes de diplomatie tranquille avec l’Iran, estimant qu’on peut faire pression sur eux pour jouer un rôle positif dans les dossiers de la région, notamment libanais, yéménites, irakiens et syriens.

Les pays européens ne se souciaient pas des victimes arabes qui tombent chaque jour à cause du contrôle iranien. Puis il a usé de sa diplomatie pour revenir à nouveau sur l’accord nucléaire. Cependant, l’Iran a suivi une approche inverse et a accru sa passivité et ses conditions dans la mesure où sa fonction a atteint le continent européen, ce qui est inacceptable.

Les sources révèlent qu’il y avait peut-être une intention de l’Iran, qui veut reprendre les négociations avec l’Occident, mais sur le sang de l’Occident et des Arabes ensemble.

Et il veut que l’Occident, après l’intensification des protestations internes, troque entre sa sécurité et la sécurité et la présence du régime iranien afin de revenir à la table des négociations avec les Américains, au milieu des menaces contre la Grande-Bretagne.

Téhéran veut que le monde le laisse persécuter son peuple en échange de concessions au niveau extérieur.

Certes, l’idée des droits des femmes en Iran est plus gênante pour l’opinion publique occidentale et pour le groupe enthousiaste de l’Iran dans les partis ou partis occidentaux.

La répression contre les femmes et l’imposition du voile, non seulement en Iran, mais aussi ce que les Houthis exigent au Yémen, et ce que le Hezbollah pourrait exiger plus tard si son contrôle sur le Liban s’accroît, n’est devenu inacceptable ni dans la société libanaise et arabe, ni au niveau des organisations de défense des droits de l’homme dans le monde, pas plus que l’opinion publique américaine et européenne.

Par conséquent, selon les sources, l’Iran veut, face à l’élargissement des protestations et à l’incapacité de les contrôler, recourir à la carte de sécurité européenne.

La question est : qu’est-ce que l’Occident prendra aux Iraniens ? L’influence extérieure de l’Iran prendra-t-elle fin ? Même son influence régionale est à nouveau mise à l’épreuve. Se considérera-t-il lui-même et ses alliés comme le « Hezbollah » au Liban victorieux, où il n’y a ni électricité, ni eau, ni vie décente ?

Alors, à quoi servent la victoire et la résistance si les peuples, partout où il y a une autorité pour l’Iran, meurent de faim et d’oppression. Quant aux marches qui n’ont pas atteint Israël, et qui n’arriveront pas, la question a un autre mot.

    la source :
  • Sawt Beirut International